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BRVM : Le marché se rapproche des 500 points et franchit un nouveau cap historique.

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières a poursuivi mardi 11 août 2026 sa marche en avant. Porté par plusieurs valeurs industrielles, financières et de consommation, le marché actions a permis au BRVM Composite de progresser de 0,69 %, à 493,90 points. La capitalisation boursière des actions dépasse désormais 19 000 milliards de FCFA. Une nouvelle étape qui confirme la vigueur du marché régional, même si le ralentissement des volumes appelle à la prudence.

La BRVM n’est plus très loin des 500 points. Au terme de la séance de cotation du mardi 11 août 2026, l’indice BRVM Composite s’est établi à 493,90 points, en hausse de 0,69 %. Dans le même temps, le BRVM-30 a progressé de 0,66 %, à 235,53 points, tandis que le BRVM Prestige a gagné 0,18 %, à 180,92 points.

Cette deuxième séance consécutive de hausse intervient après le bond de 1,04 % enregistré lundi. En deux séances, le Composite a donc gagné près de 1,7 %, confirmant une dynamique particulièrement favorable.

Mais le chiffre le plus symbolique de la journée est ailleurs : la capitalisation du marché actions a franchi le seuil des 19 000 milliards de FCFA, pour atteindre environ 19 045,4 milliards de FCFA.

Pour la BRVM, le marché continue ainsi d’écrire une année 2026 exceptionnelle.

Le Composite à moins de 7 points des 500

À 493,90 points, le BRVM Composite n’est plus qu’à 6,10 points du seuil symbolique des 500 points.

Cette proximité donne une dimension particulière aux prochaines séances. Le marché pourrait rapidement être confronté à un nouveau seuil psychologique, particulièrement observé par les investisseurs.

Depuis le début de l’année, la progression du Composite atteint désormais 42,85 %, selon les données de la BRVM. Le BRVM-30 affiche pour sa part une performance annuelle de 41,68 %.

Cette progression traduit un mouvement haussier qui ne repose pas uniquement sur une poignée de grandes capitalisations. Mardi, 23 valeurs ont terminé dans le vert, contre 15 en baisse et 9 inchangées.

Le marché reste donc majoritairement orienté à la hausse, même si l’écart entre les gagnants et les perdants est moins marqué que lors de la séance précédente.

SICOR poursuit son impressionnante ascension

Une nouvelle fois, SICOR CI s’est installée au sommet du classement.

Le titre a gagné 6,70 %, à 8 125 FCFA, portant sa performance depuis le début de l’année à environ 146,21 %. La société figure ainsi parmi les grandes vedettes de la cote en 2026.

Derrière SICOR, ERIUM CI a progressé de 6,58 %, à 2 430 FCFA. La valeur affiche désormais une hausse annuelle de 53,80 %.

Le podium est complété par SERVAIR ABIDJAN CI, qui s’est apprécié de 4,32 %, à 3 140 FCFA.

Deux autres valeurs complètent le Top 5 :

BERNABÉ CI, en hausse de 4,20 %, à 1 985 FCFA, et BIIC Bénin, qui gagne 3,65 %, à 7 950 FCFA.

Cette diversité du palmarès est intéressante : les investisseurs se positionnent à la fois sur des valeurs de consommation, d’industrie et du secteur financier.

SAFCA continue de reculer

À l’autre extrémité du marché, SAFCA CI a enregistré la plus forte baisse de la séance.

Le titre a cédé 3,61 %, à 4 810 FCFA, après une première baisse de 4,95 % lundi.

Cette évolution intervient dans un contexte particulier : le 11 août correspondait à la date d’admission à la cote des actions nouvelles de SAFCA CI, à la suite de son opération d’augmentation de capital.

La valeur a été relativement active avec 10 772 titres échangés, pour une valeur de 52,59 millions de FCFA.

Le recul du titre sur deux séances mérite donc d’être suivi. Il ne signifie pas nécessairement que les fondamentaux de la société se sont détériorés ; il peut également traduire des ajustements de marché liés à l’arrivée des nouvelles actions et aux arbitrages des investisseurs.

Les autres replis de la séance

Après SAFCA, les principales baisses ont concerné SODE CI, en recul de 2,02 % à 11 650 FCFA.

Bank of Africa Nigeria a perdu 1,92 %, à 5 100 FCFA, tandis qu’UNIWAX CI a cédé 1,81 %, à 1 900 FCFA.

TotalEnergies Marketing CI complète le Top 5 des baisses, avec un repli de 1,50 %, à 2 950 FCFA.

Ces performances montrent cependant que les prises de bénéfices restent contenues dans une partie relativement limitée de la cote.

Le secteur financier prend le relais

L’une des particularités de cette séance réside dans la bonne tenue du secteur financier.

L’indice sectoriel des services financiers a progressé de 1,04 %. Plusieurs valeurs bancaires ont participé au mouvement, notamment BIIC Bénin, Bank of Africa Côte d’Ivoire et Bank of Africa Mali.

Le compartiment industriel s’est également distingué, avec une progression de 1,91 %.

Les services publics ont gagné 1,72 %, tandis que la consommation de base a progressé de 0,99 %.

À l’inverse, l’énergie a reculé de 0,45 % et la consommation discrétionnaire de 0,06 %. Les télécommunications ont pratiquement stagné, avec une hausse limitée à 0,12 %.

Cette configuration montre que la progression du marché est désormais davantage répartie entre plusieurs secteurs.

SONATEL marque une pause

Après avoir fortement contribué à la hausse de lundi, SONATEL a marqué une pause mardi.

Le titre a terminé à 32 000 FCFA, sans variation, avec 4 023 actions échangées pour environ 127,1 millions de FCFA.

Cette stabilité est à surveiller, compte tenu du poids du groupe dans le marché régional.

Elle montre aussi que la hausse du Composite ne dépend pas exclusivement de la progression de SONATEL. D’autres valeurs prennent progressivement le relais, notamment dans les secteurs financier et industriel.

Une activité en baisse, malgré la progression des indices

C’est probablement le principal point de vigilance de la séance.

Le marché actions a enregistré environ 1,69 milliard de FCFA de transactions, contre environ 2,51 milliards FCFA lundi. La valeur des échanges recule donc sensiblement d’une séance à l’autre.

Cette situation mérite d’être observée.

Un marché peut progresser avec des volumes plus faibles, notamment lorsque les vendeurs sont moins nombreux ou que quelques valeurs enregistrent des mouvements importants. Mais pour confirmer durablement une tendance haussière, une participation plus large des investisseurs reste généralement souhaitable.

Autrement dit, la BRVM monte, mais elle doit encore démontrer que cette hausse peut s’accompagner d’une profondeur suffisante du marché.

Le marché obligataire reste secondaire

Le compartiment obligataire demeure beaucoup moins animé.

La capitalisation du marché obligataire atteint environ 12 909,7 milliards de FCFA, contre 19 045,4 milliards pour le marché actions et droits.

La séance du 11 août reste donc principalement une histoire d’actions et de valorisation des entreprises cotées.

19 000 milliards de capitalisation : un signal économique

Le franchissement du seuil des 19 000 milliards de FCFA de capitalisation actions mérite une attention particulière.

La capitalisation boursière représente la valeur théorique de l’ensemble des entreprises cotées, calculée à partir du cours des actions et du nombre de titres en circulation.

Le franchissement de ce seuil traduit donc l’appréciation globale de la valeur des sociétés présentes sur la cote.

Pour les économies de l’UEMOA, cette évolution constitue également un signal intéressant : une Bourse plus importante offre potentiellement aux entreprises un accès plus large au financement et aux investisseurs une possibilité accrue de diversifier leurs placements.

Mais la progression des indices ne doit pas masquer les défis structurels du marché : profondeur de la cote, liquidité, diversification sectorielle, nombre d’entreprises cotées et accès des investisseurs particuliers.

La BRVM désormais face au test des 500 points

La séance du 11 août laisse finalement un marché dans une position particulièrement intéressante.

Le Composite s’approche des 500 points, la capitalisation franchit 19 000 milliards de FCFA et plusieurs valeurs continuent d’afficher des progressions spectaculaires.

Mais la baisse des volumes constitue un premier signal de prudence.

Le prochain objectif sera donc double : franchir les 500 points et convaincre suffisamment d’investisseurs de participer à cette nouvelle phase de hausse.

À ce stade, la BRVM ne donne pas encore de signe clair d’essoufflement. Mais après une progression annuelle de plus de 42 %, le marché entre progressivement dans une zone où chaque nouveau record devra être accompagné par des fondamentaux solides et une liquidité suffisante.

À 493,90 points, la BRVM a presque les 500 dans la poche. Il lui reste maintenant le plus difficile : transformer la proximité du record en nouvelle référence durable, sans que l’euphorie ne devance les fondamentaux.

La Rédaction

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