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BRVM : La Bourse régionale décroche de 3,66 %, 41 valeurs terminent dans le rouge.

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a enregistré un net repli lors de la séance du mercredi 23 septembre 2026. Les données officielles de la BRVM font état d’un Composite à 516,29 points (-3,66 %), d’un BRVM 30 à 250,21 points (-3,65 %) et d’un BRVM Prestige à 193,18 points (-2,70 %). Les échanges ont atteint 2,36 milliards FCFA, tandis que 41 valeurs ont reculé.

BRVM : le Composite plonge de 3,66 %, les investisseurs sous pression

La Bourse régionale des valeurs mobilières a subi une forte correction le mercredi 23 septembre 2026. Avec 41 valeurs en baisse sur 47 sociétés cotées, le marché a été largement dominé par les dégagements. Les services financiers et la consommation discrétionnaire figurent parmi les secteurs les plus touchés, tandis que Sonatel a pesé sur la capitalisation boursière.

Une correction brutale des principaux indices

La pression vendeuse s’est nettement accentuée à la BRVM. À la clôture, le BRVM Composite, principal baromètre de la place régionale, a abandonné 3,66 % pour s’établir à 516,29 points, soit un recul de 19,61 points sur la séance.

Le mouvement a également touché les autres indices de référence. Le BRVM 30 a cédé 3,65 %, à 250,21 points, tandis que le BRVM Prestige a reculé de 2,70 %, à 193,18 points.

Cette baisse généralisée intervient après plusieurs séances de repli. Elle contraste toutefois avec les performances cumulées depuis le début de l’année : le Composite affiche encore une progression annuelle de 49,32 %, selon le Bulletin officiel de la cote de la BRVM.

41 valeurs dans le rouge : la baisse gagne presque toute la cote

La physionomie du marché illustre l’ampleur de la correction. Sur les 47 sociétés cotées, 41 ont terminé en baisse, contre seulement deux en hausse. Quatre valeurs sont restées inchangées, tandis que 45 sociétés ont effectivement enregistré des transactions.

Les rares progressions sont venues de Filtisac CI (FTSC), en hausse de 4,71 % à 2 000 FCFA, et de NEI-CEDA CI (NEIC), qui a gagné 4,57 % à 2 405 FCFA.

À l’opposé, plusieurs titres ont atteint la limite journalière de baisse de 7,50 %. C’est le cas de CFAO Motors CI (CFAC), de Coris Bank International Burkina Faso (CBIBF) et de la Loterie nationale du Bénin (LNBB). NSIA Banque CI (NSBC) a également chuté de 7,49 %.

Ce déséquilibre entre les valeurs en hausse et celles en baisse confirme que la correction ne s’est pas limitée à quelques titres isolés.

Les services financiers et la consommation discrétionnaire en première ligne

La correction s’est propagée aux différents compartiments sectoriels du marché. Les services financiers ont reculé de 5,18 %, tandis que la consommation discrétionnaire a enregistré une baisse de 5,37 %. Le secteur de l’énergie a également cédé 4,34 %.

Les valeurs industrielles ont mieux résisté, avec un repli limité à 0,41 %. Cette résistance demeure toutefois relative, puisque le secteur a lui aussi clôturé dans le rouge.

La baisse des valeurs financières retient particulièrement l’attention, compte tenu du poids des banques et établissements financiers dans la cote régionale.

Sonatel pèse sur la capitalisation boursière

Parmi les grandes capitalisations, Sonatel a contribué à accentuer le recul du marché. Le titre sénégalais a perdu 2,35 %, à 41 000 FCFA, et enregistré une perte de capitalisation estimée à près de 98,5 milliards FCFA, selon Sika Finance.

Sonatel demeure l’une des valeurs les plus influentes de la BRVM. Son poids dans les indices amplifie mécaniquement l’effet de ses variations sur la performance globale du marché. La séance du 23 septembre illustre ainsi comment le repli d’une grande capitalisation peut accentuer une correction déjà généralisée.

2,36 milliards FCFA échangés : les volumes progressent, la valeur recule

L’activité boursière a totalisé 2,36 milliards FCFA de transactions sur les actions et droits, contre environ 3,17 milliards FCFA la veille. Dans le même temps, 2,55 millions de titres ont changé de mains, soit une progression de 136,39 % du volume échangé.

Cette divergence entre le nombre de titres négociés et la valeur financière des transactions traduit une séance plus active en quantité de titres, mais moins importante en valeur. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de conclure à une sortie massive de capitaux du marché.

La capitalisation boursière du compartiment actions s’est établie à environ 19 909 milliards FCFA, en baisse de 3,66 % sur la séance.

Une correction à surveiller, sans conclure trop vite à un retournement

La séance du 23 septembre marque une étape importante dans la correction actuelle de la BRVM. La baisse simultanée des principaux indices, le recul de 41 valeurs et la pression exercée sur plusieurs grandes capitalisations témoignent d’un marché fragilisé à court terme.

Pour autant, une seule séance, même particulièrement négative, ne suffit pas à établir un retournement durable de tendance. Le Composite conserve une progression annuelle significative, et les prochaines séances permettront de mesurer si les investisseurs poursuivent leurs dégagements ou si un mouvement de stabilisation se dessine.

À la BRVM, les gains accumulés depuis janvier restent considérables. Mais la séance du 23 septembre rappelle une règle essentielle des marchés financiers : la performance passée ne protège jamais un portefeuille contre les secousses du présent.

La Rédaction

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