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AES–Union africaine : A New York, le dialogue reprend entre les dirigeants sahéliens et l’UA.

Reçus le 23 septembre 2026 par Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel ont échangé sur la sécurité régionale et les perspectives de coopération avec l’organisation continentale. Une audience à portée diplomatique, alors que l’AES cherche à faire entendre ses positions dans les instances africaines et internationales.

Une audience diplomatique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU

Les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont été reçus, mercredi 23 septembre 2026 à New York, par le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine (UA).

Cette rencontre s’est tenue en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, rendez-vous diplomatique majeur où les États cherchent à défendre leurs priorités et à nouer des échanges avec leurs partenaires.

Selon les comptes rendus publiés par l’Agence de presse africaine (APA) et relayés par la presse malienne, les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire au Sahel, la lutte contre le terrorisme et les perspectives de coopération entre la Confédération sahélienne et l’Union africaine.

Au-delà de l’audience protocolaire, cette rencontre offre aux représentants de l’AES l’occasion de maintenir un canal de dialogue avec la présidence de l’organisation continentale, dans un contexte où les relations entre les pays sahéliens et les institutions régionales restent un enjeu diplomatique majeur.

La sécurité au Sahel au cœur des échanges

La lutte contre le terrorisme et la dégradation de la situation sécuritaire dans certaines zones du Sahel figuraient parmi les sujets abordés.

Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, les enjeux sécuritaires dépassent les frontières nationales. Ils touchent également à la stabilité des territoires, à la circulation des personnes et des marchandises, ainsi qu’aux conditions nécessaires à la reprise des activités économiques.

L’insécurité peut en effet perturber les échanges commerciaux, renchérir les coûts logistiques et fragiliser les investissements. La coopération régionale en matière de sécurité revêt ainsi une dimension qui dépasse le seul cadre militaire.

Toutefois, les informations rendues publiques sur cette audience ne permettent pas d’établir qu’un nouveau mécanisme opérationnel de coopération sécuritaire a été adopté, ni qu’un engagement financier a été conclu à New York.

L’AES et l’Union africaine, maintenir les canaux de coopération

Les échanges ont également porté sur les perspectives de collaboration entre l’AES et l’Union africaine. D’après les comptes rendus disponibles, les ministres sahéliens ont salué l’engagement du président burundais et réaffirmé la disponibilité de leurs chefs d’État à poursuivre le dialogue avec l’UA et ses mécanismes.

Cette ouverture diplomatique est un élément notable dans les relations entre la Confédération et les institutions continentales. Elle témoigne d’une volonté affichée de préserver les échanges, sans pour autant signifier qu’un accord institutionnel ou un changement formel de statut a été acté.

Pour les pays de l’AES, l’enjeu est notamment de faire valoir leurs préoccupations sécuritaires et leurs positions communes auprès des instances africaines, tout en maintenant des espaces de concertation.

À ce stade, aucun accord formel, calendrier de coopération ou dispositif institutionnel nouveau n’a été annoncé dans les comptes rendus consultés. L’audience doit donc être comprise comme une séquence de dialogue diplomatique, plutôt que comme l’annonce d’une normalisation institutionnelle.

New York, une tribune pour la diplomatie sahélienne

La tenue de cette rencontre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU lui confère une portée particulière. New York constitue, chaque année, un point de convergence pour les dirigeants et responsables diplomatiques, offrant des possibilités de rencontres bilatérales en complément des débats officiels.

Pour l’AES, ces échanges s’inscrivent dans une démarche de représentation et de dialogue avec les partenaires africains et internationaux. Pour l’Union africaine, le maintien de contacts avec les différentes composantes du continent participe aux efforts de concertation sur les défis communs, notamment la paix et la sécurité.

Reste désormais à savoir si cette audience débouchera sur des échanges plus réguliers ou des initiatives concrètes entre la Confédération et l’organisation continentale.

À New York, l’AES et la présidence de l’Union africaine ont maintenu ouvert le canal du dialogue. Dans une région où les défis sécuritaires pèsent aussi sur les échanges et les perspectives de développement, la portée de cette rencontre se mesurera moins à son caractère protocolaire qu’aux suites concrètes qui pourront lui être données.

La Rédaction

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