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Économie bleue : Les Seychelles appellent l’Afrique à placer les océans au cœur de sa stratégie de développement durable.

Alors que l’Union africaine consacre son thème annuel 2026 à la gestion durable de l’eau et de l’assainissement, les Seychelles plaident pour une approche intégrant davantage les réalités des États insulaires et côtiers. Pour l’archipel, la protection des océans et le développement de l’économie bleue doivent devenir des piliers de la transformation économique africaine.

L’Afrique doit-elle regarder ses océans comme une simple frontière maritime ou comme un véritable moteur de croissance ? Pour les Seychelles, la réponse est claire : les mers, les côtes et les ressources aquatiques doivent occuper une place centrale dans les politiques économiques du continent.

L’archipel a appelé l’Union africaine (UA) à intégrer pleinement les enjeux de l’économie bleue ainsi que les vulnérabilités particulières des États insulaires et côtiers dans la mise en œuvre du thème annuel 2026 consacré à la gestion durable de l’eau et de l’assainissement.

Cette position a été défendue lors des discussions africaines autour du thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Pour les Seychelles, la question de l’eau ne peut être dissociée de celle des océans. Dans un continent entouré par d’importantes façades maritimes, l’économie bleue apparaît comme une opportunité économique majeure, mais aussi comme un impératif environnemental.


L’économie bleue, un nouveau moteur de croissance pour l’Afrique

L’économie bleue désigne l’ensemble des activités économiques liées aux océans, aux mers et aux ressources aquatiques, tout en garantissant leur exploitation durable.

Elle englobe plusieurs secteurs stratégiques :

  • la pêche durable ;
  • l’aquaculture ;
  • le tourisme maritime ;
  • les infrastructures portuaires ;
  • le transport maritime ;
  • les énergies renouvelables issues des ressources océaniques ;
  • la protection des écosystèmes marins.

Pour l’Afrique, le potentiel est considérable.

Avec plus de 30 000 kilomètres de côtes, de vastes zones économiques exclusives et d’importantes ressources halieutiques, le continent dispose d’un patrimoine maritime capable de soutenir la création d’emplois, la sécurité alimentaire et le développement industriel.

Mais ce potentiel reste encore largement sous-exploité.


Les États insulaires face à des défis spécifiques

La demande des Seychelles repose sur une réalité particulière : les petits États insulaires sont parmi les territoires les plus exposés aux effets du changement climatique.

Pour ces pays, les enjeux liés à l’eau et aux océans sont directement liés à leur survie économique.

Les principales vulnérabilités concernent notamment :

  • la montée du niveau des mers ;
  • l’érosion côtière ;
  • la fragilité des ressources en eau douce ;
  • la salinisation des nappes phréatiques ;
  • l’exposition aux phénomènes climatiques extrêmes.

Selon les autorités seychelloises, les politiques africaines doivent donc mieux intégrer les réalités des pays insulaires et des zones côtières afin d’apporter des réponses adaptées.


L’eau et l’océan, deux faces d’un même défi

Pour les Seychelles, la gestion durable de l’eau ne doit pas être limitée aux ressources terrestres.

Dans les territoires insulaires, l’équilibre entre l’eau douce, les écosystèmes marins et les activités économiques est particulièrement fragile.

L’océan fournit des ressources essentielles :

  • alimentation grâce à la pêche ;
  • revenus grâce au tourisme ;
  • emplois dans les activités maritimes ;
  • opportunités d’innovation dans les énergies renouvelables.

Mais cette richesse dépend d’une gestion durable.

La pollution marine, la surexploitation des ressources halieutiques et les effets du changement climatique menacent directement ces activités.


Le financement climatique, un enjeu décisif

Au-delà des politiques publiques, les Seychelles insistent sur la nécessité de renforcer les financements destinés aux infrastructures résilientes.

Pour les petits États insulaires, adapter les systèmes d’eau et d’assainissement représente un investissement indispensable.

Cela concerne notamment :

  • les infrastructures capables de résister aux événements climatiques extrêmes ;
  • les systèmes modernes de gestion de l’eau ;
  • les solutions de protection des zones côtières ;
  • les technologies de suivi environnemental.

Le manque de financement reste l’un des principaux obstacles auxquels font face de nombreux pays africains dans leurs efforts d’adaptation climatique.


Les Seychelles misent sur l’innovation environnementale

Lors de leur intervention, les Seychelles ont également mis en avant l’initiative Island Watch, un programme destiné à améliorer le suivi des écosystèmes d’eau douce grâce aux outils numériques et à la participation des communautés.

Cette approche associe :

  • chercheurs ;
  • étudiants ;
  • populations locales ;
  • institutions publiques.

L’objectif est d’améliorer la collecte des données environnementales afin de mieux orienter les décisions publiques.

La Rédaction

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