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Dangote Cement accélère sa transition verte avec 1 500 camions au gaz et une nouvelle stratégie énergétique en Afrique.

Le géant cimentier africain Dangote Cement Plc renforce son engagement en faveur d’une industrie plus durable. Le groupe nigérian a annoncé de nouvelles initiatives environnementales, notamment l’intégration de 1 500 camions fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC) et l’intensification de ses investissements dans l’efficacité énergétique. Une stratégie qui vise à réduire les émissions de carbone tout en améliorant la compétitivité industrielle du groupe sur un marché africain en pleine expansion.

L’industrie cimentière est souvent considérée comme l’un des secteurs les plus difficiles à décarboner. Forte consommation d’énergie, utilisation massive de combustibles fossiles et émissions importantes liées à la fabrication du clinker : le secteur fait face à une pression croissante pour réduire son impact environnemental.

Dans ce contexte, Dangote Cement Plc, premier producteur de ciment en Afrique, veut accélérer sa transformation écologique. Le groupe affirme vouloir concilier croissance industrielle, développement des infrastructures africaines et réduction progressive de son empreinte carbone.


1 500 camions GNC pour réduire les émissions du transport

L’une des principales mesures annoncées concerne la modernisation de la flotte logistique du groupe.

Dangote Cement a engagé l’acquisition de 1 500 camions fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC) afin de remplacer progressivement une partie des véhicules alimentés au diesel.

Le transport représente une composante importante des émissions indirectes liées à l’activité cimentière, notamment en raison du déplacement des matières premières et de la distribution du ciment vers les marchés.

Le recours au GNC doit permettre au groupe de :

  • réduire les émissions polluantes liées au transport ;
  • diminuer sa dépendance au diesel ;
  • améliorer l’efficacité énergétique de sa chaîne logistique ;
  • réduire certains coûts opérationnels.

Cette transition énergétique intervient alors que plusieurs entreprises africaines cherchent à réduire leur exposition aux fluctuations des prix des carburants fossiles.


Une flotte appelée à doubler dans les prochaines années

L’investissement dans les véhicules au gaz naturel ne constitue pas une action isolée.

Dangote Cement prévoit d’étendre progressivement cette stratégie afin d’augmenter la part des véhicules fonctionnant avec des solutions énergétiques moins carbonées.

L’objectif affiché est d’aller vers une flotte plus moderne et plus efficace, capable d’accompagner l’expansion des activités du groupe sur le continent.

Cette orientation répond également à une réalité économique : dans un secteur où la logistique représente une part importante des coûts, améliorer l’efficacité du transport devient un avantage compétitif majeur.


L’efficacité énergétique au cœur de la stratégie industrielle

Au-delà du transport, Dangote Cement poursuit également des investissements dans ses installations de production.

Le groupe travaille notamment sur :

  • l’amélioration des performances énergétiques de ses cimenteries ;
  • la modernisation des équipements industriels ;
  • l’optimisation de la consommation d’énergie ;
  • l’utilisation accrue de combustibles alternatifs.

Dans son rapport annuel 2024, l’entreprise indique avoir engagé plusieurs actions visant à réduire l’intensité énergétique de ses opérations et à améliorer ses performances environnementales.

Pour une industrie fortement consommatrice d’énergie comme le ciment, chaque gain d’efficacité représente un impact économique et environnemental significatif.


Les combustibles alternatifs pour réduire l’utilisation des énergies fossiles

La stratégie environnementale de Dangote Cement repose également sur une utilisation croissante de combustibles alternatifs.

Le groupe développe notamment l’usage de solutions issues de la biomasse, des déchets industriels et d’autres sources alternatives afin de réduire progressivement le recours aux combustibles fossiles traditionnels.

Selon les données publiées par l’entreprise, son taux de substitution thermique par des combustibles alternatifs a atteint 10 % en 2024, avec plus de 566 000 tonnes de matériaux co-traitées dans ses fours.

Cette évolution traduit une volonté de transformer le modèle industriel du ciment, longtemps dépendant du charbon et d’autres sources fortement émettrices.


Un choix environnemental, mais aussi économique

Pour Dangote Cement, la transition verte ne répond pas uniquement à une logique climatique.

Elle représente également un enjeu économique majeur.

La réduction de la consommation énergétique permet de mieux maîtriser les coûts de production dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’énergie.

Dans un secteur où la concurrence est forte, les entreprises capables d’améliorer leur efficacité opérationnelle disposent d’un avantage stratégique.

La démarche ESG environnement, social et gouvernance devient ainsi progressivement un facteur de compétitivité pour les groupes industriels africains.


L’Afrique face au défi de l’industrialisation durable

La croissance démographique et urbaine africaine entraîne une forte demande en logements, routes, ponts et infrastructures.

Le ciment restera donc un produit essentiel au développement économique du continent.

Mais cette croissance pose une question centrale : comment construire davantage tout en limitant l’impact environnemental ?

Pour les grands industriels africains, la réponse passe désormais par une transformation des méthodes de production.

Dangote Cement entend montrer qu’il est possible de soutenir l’industrialisation africaine tout en intégrant progressivement les exigences de la transition énergétique.


Une nouvelle bataille industrielle, produire plus, mais produire mieux

Avec ses investissements dans le gaz naturel comprimé, l’efficacité énergétique et les combustibles alternatifs, Dangote Cement cherche à inscrire son expansion dans une logique de long terme.

Le groupe ne se contente plus de produire du ciment : il tente de construire un modèle industriel adapté aux nouvelles contraintes économiques et environnementales.

Le véritable indicateur de réussite sera toutefois la capacité de ces investissements à produire des résultats mesurables : baisse réelle des émissions, amélioration de l’efficacité énergétique et maintien de la compétitivité.

Car dans l’Afrique industrielle de demain, la performance ne se mesurera plus seulement au nombre de tonnes produites, mais aussi à la capacité de produire avec moins d’énergie, moins d’émissions et davantage de responsabilité.

La Rédaction

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