Côte d’Ivoire : Plus de 55 milliards FCFA de la BID pour accélérer l’électrification de 244 localités rurales.
Abidjan intensifie sa marche vers l’accès universel à l’électricité
La Côte d’Ivoire poursuit son vaste programme de modernisation énergétique avec l’appui de ses partenaires internationaux. La Banque islamique de développement (BID) vient ainsi de mobiliser un financement de plus de 55 milliards FCFA destiné à soutenir l’électrification de 244 localités rurales et à renforcer les infrastructures du système électrique national.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité (PROSER II), un programme stratégique porté par les autorités ivoiriennes pour réduire les inégalités territoriales en matière d’accès à l’énergie et soutenir le développement économique local.
Au-delà des infrastructures, l’enjeu est de faire de l’électricité un levier de transformation sociale et économique dans les zones encore insuffisamment desservies.
Une ambition nationale portée par une forte dynamique d’investissement
Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a placé l’accès à l’électricité au cœur de sa stratégie de développement.
Le pays affiche l’un des taux d’électrification les plus élevés d’Afrique de l’Ouest, mais les autorités poursuivent leurs efforts afin d’étendre le réseau national aux villages et localités encore non raccordés.
Le financement accordé par la Banque islamique de développement permettra notamment :
- l’extension du réseau électrique dans plusieurs régions du pays ;
- le raccordement de nouvelles localités rurales ;
- le renforcement des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité ;
- l’amélioration de la qualité du service électrique.
L’objectif affiché est de rapprocher progressivement le pays de l’accès universel à l’électricité.
Plus de 100 000 foyers concernés
Selon les estimations associées au programme, l’opération devrait permettre à plus de 100 000 ménages supplémentaires d’accéder à l’électricité.
Pour les populations concernées, l’impact dépasse largement le simple confort domestique.
L’arrivée de l’électricité favorise :
- le développement des activités économiques ;
- l’amélioration des conditions d’éducation ;
- l’accès aux services numériques ;
- le fonctionnement des centres de santé ;
- l’émergence de petites unités de transformation et d’artisanat.
Dans les zones rurales, l’électrification constitue souvent l’un des premiers catalyseurs de développement local.
L’énergie au service de la transformation économique
La stratégie énergétique ivoirienne repose sur une conviction simple : il ne peut y avoir de développement économique durable sans accès fiable à l’électricité.
L’amélioration du réseau national doit contribuer à renforcer la compétitivité du pays en facilitant l’implantation d’activités productives dans des zones jusqu’ici moins attractives pour les investisseurs.
Cette politique accompagne également la volonté du gouvernement de développer davantage la transformation locale des matières premières agricoles, un secteur fortement dépendant de la disponibilité énergétique.
En facilitant l’accès à l’électricité, les autorités cherchent à créer un environnement favorable à la création d’emplois et à la montée en gamme de l’économie nationale.
La BID confirme son engagement en faveur des infrastructures africaines
Avec cette nouvelle opération, la Banque islamique de développement confirme son rôle parmi les principaux partenaires du financement des infrastructures en Afrique.
L’institution intervient régulièrement dans les secteurs stratégiques tels que :
- l’énergie ;
- les transports ;
- l’eau et l’assainissement ;
- l’agriculture ;
- les infrastructures sociales.
Pour la Côte d’Ivoire, ce soutien financier traduit également la confiance des bailleurs internationaux dans les perspectives économiques du pays et dans sa capacité à mener à bien des projets structurants à grande échelle.
Réduire les fractures territoriales
L’un des principaux défis de l’électrification reste la réduction des disparités entre les centres urbains et les zones rurales.
Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, certaines localités demeurent confrontées à un accès limité aux services énergétiques modernes.
Le programme PROSER II vise précisément à combler ce retard en renforçant la couverture du réseau national dans les régions les moins desservies.
Cette approche répond à une logique d’inclusion territoriale où l’accès à l’énergie devient un facteur d’équité économique et sociale.
Une infrastructure stratégique pour la croissance future
L’électricité occupe aujourd’hui une place centrale dans les politiques de développement des économies africaines.
Face à une population en croissance rapide et à une demande énergétique en constante augmentation, les investissements dans les infrastructures électriques deviennent un impératif économique.
Pour la Côte d’Ivoire, ce nouveau financement constitue une étape supplémentaire dans la construction d’un système énergétique capable d’accompagner la transformation industrielle du pays tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Au-delà des kilomètres de lignes électriques et des postes de transformation, le véritable enjeu réside dans les opportunités que l’énergie crée : davantage d’entreprises, davantage d’emplois et davantage de perspectives pour les territoires. Dans une économie en quête de croissance inclusive, chaque localité raccordée représente un pas supplémentaire vers un développement mieux partagé.
La Rédaction



