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Côte d’Ivoire : 67 milliards FCFA de la BAD pour électrifier plus de 100 000 ménages et accélérer la transformation énergétique.

Un financement stratégique pour rapprocher l’électricité des populations et soutenir la croissance

La Côte d’Ivoire renforce une nouvelle fois son ambition de couverture électrique universelle. La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 103,14 millions d’euros, soit environ 67,65 milliards FCFA, destiné à soutenir l’extension de l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire national.

Ce financement s’inscrit dans la deuxième phase du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité (PROSER II), un programme structurant qui vise à améliorer la distribution d’énergie et à étendre le réseau électrique dans plusieurs régions du pays.

Au total, plus de 107 000 ménages devraient bénéficier de ce programme, confirmant la volonté des autorités ivoiriennes de réduire les inégalités d’accès à l’énergie et de consolider les bases d’une croissance inclusive.


PROSER II : un programme au cœur de la stratégie énergétique nationale

Le PROSER II représente une étape importante dans la politique énergétique de la Côte d’Ivoire. Il s’inscrit dans la continuité des efforts engagés ces dernières années pour moderniser le système électrique national et améliorer sa fiabilité.

Le projet couvre 18 régions du pays et prévoit notamment :

  • l’extension du réseau électrique vers les zones encore insuffisamment desservies ;
  • le renforcement des capacités de distribution ;
  • la modernisation des infrastructures existantes ;
  • l’amélioration de la qualité de service pour les usagers.

L’objectif final est de progresser vers un accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, un engagement stratégique pour accompagner la transformation économique du pays.


Un financement structuré autour de plusieurs partenaires

Le coût global du PROSER II est estimé à environ 234,56 millions d’euros, soit près de 154 milliards FCFA.

Le financement repose sur une combinaison de partenaires :

  • la Banque africaine de développement (BAD) ;
  • la Banque islamique de développement ;
  • l’État ivoirien.

Cette approche de cofinancement reflète une tendance de plus en plus fréquente en Afrique : la mobilisation conjointe de bailleurs multilatéraux et de ressources nationales pour soutenir des projets d’infrastructures à fort impact économique et social.


L’électricité, moteur de développement économique et social

Au-delà des infrastructures, l’enjeu du PROSER II est profondément économique.

L’accès à l’électricité joue un rôle déterminant dans la transformation des économies locales. Il permet notamment :

  • la création et la croissance des petites entreprises ;
  • l’amélioration des conditions d’éducation et de santé ;
  • la modernisation des activités agricoles et artisanales ;
  • la réduction des inégalités territoriales ;
  • le développement de nouveaux services dans les zones rurales.

Dans les faits, chaque nouveau raccordement électrique contribue à dynamiser l’économie locale et à renforcer la productivité des ménages.


Une Côte d’Ivoire en quête de leadership énergétique régional

Avec des investissements réguliers dans le secteur de l’énergie, la Côte d’Ivoire consolide progressivement son statut de hub énergétique en Afrique de l’Ouest.

Le pays combine aujourd’hui des efforts sur la production, la distribution et l’extension du réseau, dans une logique de modernisation globale du secteur électrique.

Cette stratégie vise non seulement à répondre à la demande intérieure croissante, mais aussi à renforcer l’attractivité économique du pays auprès des investisseurs régionaux et internationaux.


Des défis encore présents sur le terrain

Malgré les avancées, plusieurs défis subsistent.

L’extension du réseau électrique vers les zones rurales reste coûteuse et techniquement complexe. La maintenance des infrastructures, la stabilité de l’approvisionnement et la gestion de la demande croissante constituent également des enjeux majeurs.

Cependant, les autorités ivoiriennes misent sur la continuité des investissements et sur le partenariat avec les institutions financières internationales pour maintenir la dynamique actuelle.


L’électricité comme levier de transformation nationale

Avec ce nouveau financement de la BAD, la Côte d’Ivoire confirme que l’énergie est au cœur de sa stratégie de développement.

Au-delà des chiffres, ce programme traduit une vision : faire de l’électricité un droit accessible à tous et un moteur de transformation économique.

Dans un contexte où l’énergie conditionne de plus en plus la compétitivité des nations, la Côte d’Ivoire continue de se positionner comme l’un des pays les plus avancés de la région en matière d’accès à l’électricité.

Le défi n’est plus seulement de produire plus, mais de distribuer mieux, pour que la croissance éclaire réellement chaque foyer.

La Rédaction

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