BRVM : Le marché reprend des couleurs, Sonatel et BOA Niger en vedette.
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a retrouvé une dynamique positive au terme de la séance du lundi 28 septembre 2026. Portés par une majorité de valeurs dans le vert, les principaux indices ont progressé, tandis que Sonatel et plusieurs valeurs bancaires et industrielles ont animé les échanges. Le marché a généré 4,47 milliards de FCFA de transactions pour plus d’un million de titres échangés.
Les principaux indices terminent dans le vert
À la clôture, le BRVM Composite s’est établi à 545,41 points, en hausse de 0,86 %. Le BRVM 30, qui suit les 30 valeurs les plus importantes et liquides du marché, a progressé de 0,83 % à 264,21 points.
Le BRVM Prestige a également avancé de 0,44 % à 200,78 points, tandis que le BRVM Principal, qui regroupe les autres valeurs du marché, a enregistré une progression de 1,11 % à 386,48 points.
La séance a donc été largement orientée à la hausse. Sur les 48 sociétés cotées, 22 ont terminé en progression, 17 en baisse et 9 inchangées. Au total, 46 valeurs ont fait l’objet d’au moins une transaction.
Sonatel reste le moteur des échanges
Parmi les valeurs les plus suivies, Sonatel Sénégal a particulièrement pesé sur la séance.
L’action du groupe de télécommunications a gagné 1,18 %, passant de 42 500 à 43 000 FCFA. Avec 63 736 titres échangés, la valeur a généré à elle seule environ 2,71 milliards de FCFA, soit plus de 60 % de la valeur totale des transactions de la séance.
Cette progression a également renforcé la capitalisation du groupe. Selon Sika Finance, le mouvement a représenté près de 50 milliards de FCFA de capitalisation supplémentaire.
Le poids de Sonatel dans les échanges illustre une nouvelle fois la concentration du marché autour de certaines grandes capitalisations. Lorsque ces titres très liquides bougent, leur influence sur les statistiques globales de la BRVM peut être significative.
BOA Niger profite de ses résultats semestriels
Dans le compartiment bancaire, Bank of Africa Niger (BOAN) s’est distinguée avec une progression de 7,41 %, portant son cours à 5 510 FCFA.
Le mouvement intervient dans le sillage de la publication des résultats du premier semestre 2026. La banque a annoncé un bénéfice net de 3,41 milliards de FCFA, en progression de 43 % sur un an, selon Sika Finance.
La réaction du titre illustre le lien entre les performances financières des sociétés cotées et les mouvements observés sur le marché. Pour les investisseurs, les publications de résultats constituent en effet l’un des éléments permettant d’évaluer les perspectives des entreprises.
Les valeurs industrielles tirent également la cote
Le secteur industriel a affiché l’une des meilleures performances sectorielles de la séance. L’indice BRVM-Industriels a progressé de 4,34 %, à 225,73 points.
Dans le détail, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGC) et SAFCA Côte d’Ivoire (SAFC) ont chacune gagné 7,44 %, respectivement à 8 375 FCFA et 4 620 FCFA.
SETAO Côte d’Ivoire (STAC) complète le haut du classement avec une progression de 7,43 %, à 2 240 FCFA.
D’autres valeurs ont également affiché des hausses notables, notamment Bank of Africa Burkina Faso, en progression de 2,47 % à 8 300 FCFA, et Coris Bank International Burkina Faso, qui a gagné 3,14 % à 32 490 FCFA.
TotalEnergies Marketing Sénégal sous pression
La séance n’a toutefois pas été uniformément positive.
TotalEnergies Marketing Sénégal a enregistré le plus fort recul, avec une baisse de 4,61 %, à 3 620 FCFA. Sucrivoire Côte d’Ivoire a cédé 3,87 %, à 2 980 FCFA, tandis que SOGB Côte d’Ivoire a reculé de 3,80 %, à 7 600 FCFA.
Sur les valeurs maliennes, Bank of Africa Mali a terminé en baisse de 0,72 %, à 6 245 FCFA, avec 3 926 titres échangés pour une valeur de 24,2 millions de FCFA.
4,47 milliards de FCFA échangés
L’activité reste soutenue sur le marché.
Selon Richbourse, 1,04 million de titres ont changé de mains au cours de la séance, pour une valeur totale de 4,47 milliards de FCFA. La capitalisation des sociétés cotées s’est établie à environ 21 388 milliards de FCFA.
La base financière de la BRVM confirme notamment le poids des échanges obligataires dans l’activité du jour. Parmi les transactions les plus importantes figure l’obligation de l’État du Sénégal EOS.O32, avec 50 000 titres échangés pour une valeur de 2,485 milliards de FCFA.
Cette activité rappelle que le marché régional ne se limite pas aux actions : les obligations constituent également un compartiment important pour le financement des États et des entreprises.
Les secteurs ne progressent pas tous au même rythme
L’analyse sectorielle montre une séance contrastée.
L’indice des industriels a signé la plus forte progression, à +4,34 %. La consommation discrétionnaire a gagné 1,64 %, les services publics 1,18 %, les télécommunications 1,04 %, les services financiers 0,93 % et l’énergie 0,69 %.
À l’inverse, l’indice de la consommation de base a reculé de 0,68 %.
La séance du 28 septembre présente ainsi un marché globalement orienté à la hausse, mais avec des écarts importants entre secteurs et entre valeurs.
Une séance positive, mais à replacer dans la tendance
La progression de 0,86 % du BRVM Composite constitue un mouvement significatif à l’échelle d’une séance. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir un changement durable de tendance.
Les prochains échanges permettront notamment de suivre la réaction des investisseurs aux résultats semestriels des sociétés cotées, l’évolution des grandes capitalisations et la capacité du marché à maintenir des volumes d’échanges élevés.
Pour les investisseurs particuliers, la séance rappelle surtout une réalité fondamentale de la BRVM : derrière un indice global en hausse peuvent se cacher des trajectoires très différentes selon les entreprises.
Le marché régional termine donc septembre sur une note plus dynamique. Mais entre les résultats des entreprises, les volumes échangés et les mouvements des grandes capitalisations, la prochaine bataille de la BRVM se jouera moins sur les chiffres d’une seule séance que sur la capacité des fondamentaux économiques à soutenir cette reprise.
La Rédaction



