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Sénégal : Diamba Sud, la future mine d’or à 1 milliard de dollars qui veut changer d’échelle l’industrie minière nationale.

Porté par Fortuna Mining, le projet aurifère de Kédougou entre dans une phase décisive. Avec une production attendue en 2028 et un potentiel économique majeur, Diamba Sud pourrait devenir l’un des investissements miniers les plus importants du Sénégal.

Le Sénégal s’apprête à franchir un nouveau cap dans son histoire minière. Dans la région de Kédougou, à l’extrême sud-est du pays, le projet aurifère Diamba Sud avance vers une étape déterminante : le lancement prochain de son chantier de construction.

Porté par la compagnie canadienne Fortuna Mining Corp. Ce projet représente l’un des plus grands investissements miniers actuellement en développement au Sénégal. Selon l’étude de faisabilité publiée par l’entreprise, Diamba Sud affiche une valeur actuelle nette estimée à environ 1 milliard de dollars et pourrait entrer en production dès 2028.

Au-delà de l’exploitation d’un nouveau gisement d’or, le projet symbolise l’ambition du Sénégal de renforcer son attractivité minière et de mieux intégrer les ressources naturelles dans sa stratégie de croissance économique.

Un investissement stratégique dans une région minière clé

Situé dans la région de Kédougou, une zone connue pour son potentiel aurifère, Diamba Sud bénéficie d’un environnement géologique favorable.

Cette région accueille déjà plusieurs activités minières et constitue l’un des principaux bassins extractifs du Sénégal. Le développement du projet devrait renforcer l’écosystème économique local à travers la création d’emplois, le recours aux entreprises de sous-traitance et l’augmentation des revenus générés par l’exploitation minière.

Pour le Sénégal, l’enjeu est important. Alors que plusieurs pays voisins comme le Mali, le Burkina Faso ou le Ghana figurent parmi les principaux producteurs d’or africains, Dakar cherche à accroître sa place dans le secteur aurifère tout en diversifiant ses sources de revenus miniers.

Un projet évalué à près d’un milliard de dollars

Les chiffres annoncés donnent la mesure du potentiel de Diamba Sud.

Selon l’étude de faisabilité publiée par Fortuna Mining en juin 2026, le projet présente une valeur actuelle nette après impôts d’environ 1 milliard de dollars, calculée sur la base d’un prix de l’or estimé à 3 500 dollars l’once.

La compagnie prévoit également un investissement initial de développement d’environ 400 millions de dollars pour construire les infrastructures nécessaires à l’exploitation.

Cette distinction est importante : le milliard de dollars correspond à la valeur économique globale attendue du projet sur sa durée de vie, tandis que les 400 millions de dollars représentent les capitaux nécessaires pour construire et démarrer la mine.

Une production annuelle qui pourrait dépasser 200 000 onces d’or

Selon les projections de Fortuna Mining, Diamba Sud devrait produire son premier or en 2028.

Le projet prévoit une exploitation à ciel ouvert avec une usine de traitement utilisant une technologie de lixiviation au carbone.

Au moment du pic de production, la mine pourrait atteindre environ 230 000 onces d’or par an, renforçant significativement la production aurifère sénégalaise.

Le projet repose également sur un important potentiel géologique. Les ressources aurifères indiquées ont été estimées à environ 1,25 million d’onces d’or, après une progression significative annoncée par la compagnie en 2026.

Les autorisations franchissent des étapes importantes

Avant le lancement officiel du chantier, Fortuna Mining doit obtenir les dernières autorisations nécessaires.

L’entreprise a déjà franchi une étape majeure avec l’approbation de son étude d’impact environnemental et social par les autorités sénégalaises.

Cette validation ouvre la voie à l’obtention du permis d’exploitation minière, condition indispensable au démarrage complet des travaux.

Selon la direction de Fortuna, les démarches administratives progressent conformément au calendrier prévu, avec une décision finale d’investissement attendue avant le lancement industriel du projet.

Des retombées économiques attendues pour les populations

Au-delà des volumes d’or produits, Diamba Sud représente un enjeu de développement économique local.

Comme les grands projets miniers, la future mine devrait générer des opportunités dans plusieurs secteurs : transport, construction, maintenance, services, restauration ou encore formation professionnelle.

Le défi pour les autorités sénégalaises sera de maximiser les retombées nationales du projet, notamment en favorisant la participation des entreprises locales et le développement des compétences nationales.

La question de la transformation locale de la richesse minière reste également centrale dans un continent où les pays producteurs cherchent désormais à dépasser le simple rôle d’exportateurs de matières premières.

Le Sénégal veut renforcer son attractivité minière

Le lancement prochain de Diamba Sud intervient dans un contexte où les pays africains cherchent à attirer davantage d’investissements dans les secteurs stratégiques.

Pour les investisseurs internationaux, le Sénégal présente plusieurs atouts : stabilité institutionnelle, cadre réglementaire minier structuré et potentiel géologique encore largement exploité.

Avec ce projet, Dakar veut envoyer un signal clair : le pays entend devenir une destination minière compétitive en Afrique de l’Ouest.

Mais le véritable succès de Diamba Sud ne se mesurera pas uniquement en tonnes d’or produites. Il dépendra surtout de la capacité du projet à créer une valeur durable pour l’économie sénégalaise.

Car derrière chaque once d’or extraite se joue une question essentielle : comment transformer une richesse souterraine en prospérité visible pour les citoyens ? Diamba Sud pourrait bien être l’un des tests majeurs de cette nouvelle ambition minière sénégalaise.

La Rédaction

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