Skip links

AES : Ouagadougou devient le centre de gravité de la Confédération avec quatre grands rendez-vous annoncés en 2026.

Jeunesse, femmes, médias et économie au programme : le Burkina Faso prépare une série de rencontres destinées à accélérer l’intégration entre les trois États membres

Ouagadougou s’apprête à accueillir une série d’événements majeurs consacrés à la construction de la Confédération des États du Sahel (AES). Entre août et novembre 2026, la capitale burkinabè sera le cadre de quatre grandes rencontres confédérales consacrées à la jeunesse, aux femmes, aux médias et au développement économique.

L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du jeudi 23 juillet 2026, à travers le compte rendu présenté par le gouvernement burkinabè. Ces rendez-vous s’inscrivent dans la volonté des autorités des trois pays membres Burkina Faso, Mali et Niger de donner un contenu concret au projet d’intégration lancé par la Confédération.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette programmation traduit une ambition : associer davantage les forces vives des trois pays à la construction d’un espace commun, notamment dans les domaines économiques, social et communicationnel.

Quatre rencontres pour structurer l’espace AES

Le calendrier annoncé par les autorités burkinabè prévoit quatre grands événements.

Le premier rendez-vous sera le Forum des jeunes de l’AES, programmé en août 2026. Cette rencontre doit offrir un cadre d’échanges aux jeunes des trois pays autour de leurs préoccupations, de leur rôle dans le développement régional et des opportunités liées à l’intégration confédérale.

Dans la même période, Ouagadougou accueillera également le Forum des femmes de l’AES. Cette initiative vise à mettre en avant la contribution des femmes dans les secteurs économiques, sociaux et communautaires, tout en réfléchissant aux mécanismes permettant de renforcer leur participation dans les politiques publiques de l’espace confédéral.

En septembre 2026, la capitale burkinabè abritera les Assises des acteurs des médias de l’AES. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la volonté des trois États de développer une stratégie commune dans le domaine de l’information, notamment avec la création annoncée de médias confédéraux comme Tafouk TV et Daandè Liptako.

Enfin, en novembre 2026, place au Forum économique de l’AES, considéré comme l’un des rendez-vous les plus stratégiques de cette série.

Le Forum économique, un enjeu pour les entreprises et les investisseurs

Parmi les quatre événements annoncés, le Forum économique de novembre devrait concentrer une attention particulière.

Cette rencontre devrait réunir des représentants des gouvernements, des entreprises privées, des organisations patronales, des chambres consulaires, des institutions financières et des investisseurs.

L’objectif sera de réfléchir aux moyens de renforcer les échanges économiques entre les trois pays et d’identifier des opportunités communes dans plusieurs secteurs prioritaires :

  • agriculture et transformation locale ;
  • énergie ;
  • infrastructures ;
  • mines ;
  • commerce régional ;
  • financement des entreprises.

Pour l’AES, le défi est désormais de dépasser le cadre politique pour construire un espace économique capable de stimuler les investissements et de favoriser la création de valeur.

La mise en place de mécanismes facilitant les échanges commerciaux, la circulation des biens et la coopération entre entreprises pourrait devenir l’un des piliers de cette nouvelle architecture régionale.

Les médias au cœur de la bataille de la souveraineté informationnelle

La tenue des Assises des acteurs des médias de l’AES intervient dans une période où la communication occupe une place stratégique dans la construction de la Confédération.

Les trois pays ont engagé plusieurs initiatives visant à renforcer leur capacité de production et de diffusion d’informations communes.

La création de Tafouk TV, une télévision confédérale, et de la radio Daandè Liptako illustre cette volonté de disposer d’outils médiatiques capables d’accompagner le projet confédéral.

Ces nouveaux médias sont présentés par les autorités comme des instruments destinés à promouvoir les cultures sahéliennes, expliquer les politiques communes et renforcer la lutte contre la désinformation.

Une intégration qui cherche à mobiliser les populations

Avec ces quatre rencontres, l’AES veut également élargir sa construction au-delà des institutions étatiques.

La jeunesse, les femmes, les professionnels de l’information et les acteurs économiques représentent des catégories considérées comme essentielles pour donner une dimension populaire et durable au projet confédéral.

Cette approche traduit une volonté de faire de l’intégration un processus impliquant plusieurs secteurs de la société, et pas uniquement les administrations publiques.

Un calendrier qui confirme la montée en puissance de l’AES

Depuis sa création, la Confédération des États du Sahel cherche progressivement à mettre en place ses propres mécanismes de coopération.

Les initiatives engagées concernent notamment la défense, la diplomatie, la mobilité, la communication et désormais l’économie.

L’organisation de ces quatre événements à Ouagadougou confirme le rôle central du Burkina Faso dans l’animation institutionnelle de l’AES en 2026.

De la vision politique à la réalité économique

La série de rencontres prévues à Ouagadougou entre août et novembre 2026 marque une nouvelle phase dans l’évolution de la Confédération des États du Sahel.

Si les dimensions politique et sécuritaire ont constitué les premières bases de l’AES, les prochains mois seront davantage consacrés à la mobilisation des acteurs sociaux et économiques.

Le véritable test sera désormais de transformer les discours d’intégration en résultats concrets : davantage d’échanges commerciaux, plus d’investissements, une meilleure coopération entre entreprises et de nouvelles opportunités pour les populations.

Car une confédération ne se construit pas seulement avec des institutions ; elle se mesure aussi à sa capacité à créer des ponts entre les économies et les citoyens.

La Rédaction

Accueil
Recherche
Top
Découvrir
Drag