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BRVM : Vague de ventes, le Composite chute de 1,61 % et passe sous les 540 points.

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a terminé la séance du mardi 22 septembre 2026 sur un net repli. Le BRVM Composite a perdu 1,61 %, à 535,90 points, tandis que 35 valeurs sur 47 ont clôturé dans le rouge. La capitalisation du marché des actions est repassée sous la barre des 21 000 milliards de FCFA, dans un contexte de pression vendeuse généralisée.

Une séance largement dominée par les baisses

La correction s’est nettement accentuée à la BRVM, mardi 22 septembre. L’indice de référence, le BRVM Composite, a reculé de 1,61 % pour s’établir à 535,90 points. Le BRVM 30, qui regroupe les trente valeurs les plus représentatives du marché, a abandonné 1,57 %, à 259,68 points.

Le BRVM Prestige a mieux résisté, avec une baisse limitée à 0,48 %, à 198,54 points. À l’inverse, le BRVM Principal a enregistré un repli plus prononcé de 3,01 %, à 379,76 points.

La largeur du marché confirme l’ampleur du mouvement : sur les 47 sociétés cotées, 35 ont terminé en baisse, contre seulement cinq en hausse, tandis que sept sont restées inchangées. Au total, 45 valeurs ont enregistré au moins une transaction.

Cette configuration traduit une pression vendeuse étendue à une large partie de la cote. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’identifier une cause unique à la correction.

La capitalisation boursière repasse sous les 21 000 milliards FCFA

Le recul des cours s’est répercuté sur la valeur globale des sociétés cotées. La capitalisation du marché des actions s’est établie à environ 20 664,9 milliards de FCFA, repassant ainsi sous le seuil symbolique des 21 000 milliards.

Les échanges ont porté sur environ 1,08 million de titres, pour une valeur totale de 3,17 milliards de FCFA. Malgré cette activité, les initiatives acheteuses sont restées trop limitées pour compenser les dégagements observés sur de nombreuses valeurs.

La séance rappelle ainsi une caractéristique importante du marché régional : lorsque plusieurs grandes capitalisations reculent simultanément, leur poids dans les indices peut amplifier la baisse générale.

BIIC Bénin, Vivo Energy et Filtisac parmi les plus fortes baisses

Le palmarès des replis a été dominé par la Banque internationale pour l’industrie et le commerce du Bénin (BIIC Bénin), dont le titre a chuté de 7,50 %, à 9 250 FCFA.

Vivo Energy Côte d’Ivoire a suivi avec une baisse de 7,44 %, à 2 675 FCFA. FILTISAC Côte d’Ivoire a, pour sa part, perdu 6,83 %, à 1 910 FCFA. SAFCA Côte d’Ivoire a reculé de 6,72 %, à 4 300 FCFA, tandis que la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a cédé 6,25 %, à 6 300 FCFA.

Ces replis marqués ont pesé sur la tendance générale, même si les variations quotidiennes ne suffisent pas à établir un diagnostic sur les fondamentaux de chacune de ces entreprises.

Quelques hausses isolées ne suffisent pas à inverser la tendance

Dans un marché largement orienté à la baisse, les progressions sont demeurées limitées. Africa Global Logistics Côte d’Ivoire a signé la meilleure performance de la séance, avec une hausse de 1,43 %, à 2 840 FCFA.

Société Générale Côte d’Ivoire a gagné 1,30 %, à 38 495 FCFA, tandis qu’Ecobank Côte d’Ivoire a progressé de 0,85 %, à 17 145 FCFA. SETAO Côte d’Ivoire et Servair Abidjan ont enregistré des hausses plus modestes, respectivement de 0,48 % et 0,13 %.

Ces quelques valeurs positives n’ont pas suffi à contrebalancer la domination des titres en baisse.

Les services publics et l’énergie sous forte pression

L’analyse sectorielle confirme que la correction a touché plusieurs compartiments du marché. L’indice des services publics a enregistré le recul le plus important, à −5,60 %. Le secteur de l’énergie a suivi avec −4,14 %, devant les services financiers, en baisse de 2,24 %.

La consommation de base a cédé 1,01 %, les télécommunications 0,71 % et la consommation discrétionnaire 0,61 %. L’indice des industriels a, lui, limité son repli à 0,37 %.

Cette dispersion des baisses montre que la séance ne s’est pas résumée à un mouvement isolé sur une seule valeur ou un seul secteur. Elle invite néanmoins à rester prudent : un indice sectoriel reflète la performance agrégée de ses composantes et ne signifie pas que toutes les sociétés du secteur ont évolué dans le même sens.

Sonatel concentre une part importante des échanges

En matière d’activité, Sonatel a une nouvelle fois occupé une place centrale. Le titre a représenté environ 43,8 % de la valeur totale des transactions, soit près de 1,39 milliard de FCFA. Son cours a toutefois terminé quasiment stable, avec un léger recul de 0,04 %.

Cette concentration rappelle le poids des grandes capitalisations dans la liquidité quotidienne de la BRVM. Elle souligne aussi la différence entre le montant des échanges et la direction du marché : une valeur fortement négociée peut rester relativement stable alors que la majorité des titres recule.

Une correction à surveiller, sans conclure trop vite

Après les niveaux élevés atteints par la cote au cours des dernières semaines, la séance du 22 septembre marque un nouvel épisode de repli. Le recul simultané des principaux indices, la prédominance des valeurs en baisse et le retour de la capitalisation sous les 21 000 milliards de FCFA constituent des signaux de marché à suivre.

Pour autant, une seule séance ne permet pas de conclure à un retournement durable. Les prochaines clôtures, l’évolution des volumes et le comportement des grandes capitalisations permettront de mieux apprécier la profondeur de cette correction.

À la BRVM, la séance du 22 septembre aura surtout rappelé que la progression d’un marché ne se mesure pas uniquement à ses sommets : sa capacité à absorber les prises de bénéfices et à retrouver un équilibre entre acheteurs et vendeurs compte tout autant.

La Rédaction

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