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PALMCI : 174,9 milliards FCFA de chiffre d’affaires, mais un bénéfice en baisse de 12 %.

Le producteur ivoirien d’huile de palme a généré 174,93 milliards de FCFA de chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de 2026. Mais la hausse des coûts d’approvisionnement a pesé sur sa rentabilité, alors que les résultats de juillet à septembre montrent un retour aux bénéfices.

La croissance des ventes ne garantit pas toujours celle des bénéfices. Les résultats publiés par PALMCI illustrent ce décalage. À fin septembre 2026, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 174,93 milliards de FCFA, en progression de 4 % sur un an. Son bénéfice net s’est toutefois établi à 15,87 milliards de FCFA, soit une baisse de 12 % par rapport aux 17,99 milliards enregistrés à la même période en 2025. Dans son rapport d’activité du troisième trimestre, publié le 28 octobre par la BRVM, la société met en cause la hausse des coûts d’approvisionnement.

Des revenus en hausse, une rentabilité sous pression

Entre janvier et septembre, le chiffre d’affaires de PALMCI a progressé d’environ 6,05 milliards de FCFA, passant de 168,88 à 174,93 milliards. Cette progression n’a pourtant pas suffi à préserver les résultats.

Le résultat des activités ordinaires, qui mesure la performance avant la prise en compte de certains éléments non ordinaires, a reculé de 16 %, à 21,75 milliards de FCFA, contre 25,78 milliards un an auparavant. Le bénéfice net a, lui, diminué de près de 2,12 milliards de FCFA.

Cette évolution traduit une pression accrue sur les marges. En pratique, PALMCI tire davantage de revenus de son activité, mais une part plus faible de ces recettes se transforme en bénéfices. La marge nette, c’est-à-dire la proportion du chiffre d’affaires conservée sous forme de bénéfice après charges et impôts, est ainsi passée d’environ 10,7 % à 9,1 % sur un an.

Le troisième trimestre renoue avec les bénéfices

Les résultats cumulés masquent cependant une amélioration sur les trois mois allant de juillet à septembre. Par différence entre les chiffres cumulés à fin septembre et ceux du premier semestre, le chiffre d’affaires du troisième trimestre peut être estimé à 60,2 milliards de FCFA, contre environ 34,1 milliards un an plus tôt, soit une hausse proche de 77 %.

Sur cette même période, PALMCI aurait dégagé un bénéfice net d’environ 2,34 milliards de FCFA, après une perte estimée à 4,92 milliards au troisième trimestre 2025. Le résultat des activités ordinaires serait également redevenu positif, à quelque 3,46 milliards de FCFA, contre une perte d’environ 5,29 milliards un an plus tôt. Ces montants trimestriels sont des calculs réalisés à partir des données semestrielles et cumulées, et non des chiffres trimestriels publiés séparément.

Ce redressement intervient après un premier semestre difficile. Dans son rapport semestriel, PALMCI avait indiqué que l’écoulement de ses stocks de produits finis avait commencé en avril et devait se poursuivre jusqu’à la fin de l’exercice. Les documents disponibles ne permettent toutefois pas d’isoler précisément la contribution de ces ventes à la reprise du troisième trimestre.

Les coûts d’approvisionnement, principal point de vigilance

Pour expliquer le recul du bénéfice sur neuf mois, PALMCI cite la hausse des coûts d’approvisionnement. Le rapport ne détaille pas suffisamment les facteurs à l’origine de cette augmentation pour attribuer la pression à une cause plus précise.

L’enjeu pour l’entreprise est donc de consolider la reprise commerciale tout en maîtrisant ses charges. Le rebond du troisième trimestre constitue un signal d’amélioration, mais il ne compense pas encore la baisse des résultats cumulés depuis le début de l’année.

Pour l’ensemble de 2026, la société indique s’attendre à un résultat net dans la même tendance que celui de 2025. PALMCI avait alors enregistré un bénéfice annuel de 15,51 milliards de FCFA. Cette indication reste une perspective communiquée par l’entreprise, et non un résultat définitif.

Le défi de transformer la reprise en bénéfices durables

Pour les investisseurs de la BRVM, les prochains résultats devront permettre de vérifier si la reprise de l’activité se confirme et si la pression sur les coûts s’atténue. Pour PALMCI, l’enjeu dépasse la progression du chiffre d’affaires : il consiste à préserver la rentabilité de son activité dans un environnement où les charges peuvent absorber une partie des revenus supplémentaires.

Le troisième trimestre montre que le redressement est possible. La clôture de l’exercice dira si cette reprise suffit à enrayer l’érosion des marges.

La Rédaction

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