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BRVM : Le Composite gagne 1,06 %, mais 21 valeurs terminent dans le rouge.

La Bourse régionale des valeurs mobilières a clôturé la séance du lundi 26 octobre 2026 dans le vert, portée notamment par les télécommunications. Mais derrière la progression des principaux indices, le recul de 21 sociétés cotées révèle un marché aux performances contrastées.

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a terminé la séance du lundi 26 octobre 2026 sur une note positive pour ses principaux indices. Le BRVM Composite a progressé de 1,06 %, à 534,74 points, tandis que le BRVM 30 a gagné 1,35 %, à 259,82 points. L’indice BRVM Prestige a, pour sa part, avancé de 1,70 %, à 199,94 points.

Cette évolution confirme le rebond des principaux indicateurs du marché régional. Toutefois, la progression des indices ne reflète pas entièrement le comportement des titres individuels, dont une majorité a terminé la séance en baisse.

Des indices en hausse, un marché moins homogène

Le BRVM Composite, principal indicateur de l’évolution générale du marché des actions, a gagné 5,63 points par rapport à sa clôture précédente. Le BRVM 30, qui regroupe 30 valeurs sélectionnées selon des critères de marché, a affiché une progression plus marquée de 1,35 %.

Le BRVM Prestige a enregistré la meilleure performance parmi ces trois indices, avec une hausse de 1,70 %. À l’inverse, le BRVM Principal a reculé de 1,05 %, à 365,20 points.

Depuis le début de l’année 2026, le BRVM Composite affiche néanmoins une progression de 54,66 %, selon le Bulletin officiel de la cote de la BRVM. Cette performance annuelle traduit la forte appréciation de l’indice depuis janvier, sans préjuger de son évolution future.

Plus de 2,4 milliards FCFA échangés

L’activité boursière est restée soutenue. Les échanges sur le compartiment des actions ont atteint environ 2,47 milliards de FCFA, pour 1 115 837 titres négociés. La capitalisation boursière des sociétés cotées s’est établie à près de 20 970 milliards de FCFA.

Sur les 48 sociétés cotées, 46 ont enregistré au moins une transaction au cours de la séance. Le bilan fait ressortir 13 valeurs en hausse, 21 en baisse et 14 inchangées.

Cette répartition mérite attention : malgré la progression du Composite, les baisses ont été plus nombreuses que les hausses. Les gains de certaines valeurs ont donc contribué à soutenir les indices, sans entraîner l’ensemble du marché dans le même mouvement.

Sonatel en tête des hausses, NSIA Banque CI sous pression

Du côté des meilleures performances, Sonatel (SNTS) a progressé de 7,18 %, à 4 700 FCFA. Le titre a été suivi par Bank of Africa Mali (BOAM), en hausse de 5,45 %, à 5 800 FCFA, et Palmci (PALC), qui a gagné 4,17 %, à 7 500 FCFA.

Bank of Africa Niger (BOAN) a avancé de 4,12 %, à 5 050 FCFA, tandis que Servair Abidjan (ABJC) a progressé de 3,55 %, à 3 210 FCFA.

À l’autre extrémité du classement, NSIA Banque Côte d’Ivoire (NSBC) a enregistré la plus forte baisse de la séance, avec un recul de 7,49 %, à 19 150 FCFA. Unilever Côte d’Ivoire (UNLC) a perdu 6,53 %, à 45 200 FCFA, tandis que CFAO Motors Côte d’Ivoire (CFAC) a cédé 5,92 %, à 1 350 FCFA.

SODECI (SDCC) a reculé de 4,02 %, à 11 805 FCFA. Safilait Côte d’Ivoire (SAFC) complète le classement des cinq plus fortes baisses, avec un repli de 1,68 %, à 3 810 FCFA.

Un élément technique doit être pris en compte pour Sonatel : la société a procédé à un fractionnement de ses actions, à raison de dix actions nouvelles pour une ancienne. La variation de +7,18 % publiée pour la séance est ajustée à cette opération. Cette correction est essentielle pour comparer correctement les cours avant et après le fractionnement.

Les télécommunications font la différence

L’analyse sectorielle confirme le rôle moteur des télécommunications. L’indice correspondant a progressé de 4,25 %, à 153,33 points, signant la meilleure performance sectorielle de la séance. Le secteur de l’énergie a également terminé dans le vert, avec une hausse de 0,34 %, à 155,72 points.

Les autres secteurs ont connu des évolutions moins favorables. Les industriels ont légèrement reculé de 0,07 %, à 212,49 points, tandis que les services financiers ont abandonné 0,70 %, à 240,10 points.

La consommation de base a perdu 1,04 %, à 258,58 points, et les services publics ont cédé 1,16 %, à 218,17 points. La consommation discrétionnaire a enregistré le recul sectoriel le plus important, avec une baisse de 2,98 %, à 176,82 points.

Cette divergence souligne que la progression des indices généraux ne constitue pas un indicateur suffisant pour apprécier, à elle seule, la performance de chaque secteur ou de chaque portefeuille.

Un rebond à surveiller

La séance du 26 octobre illustre ainsi une réalité essentielle du marché financier régional : un indice peut progresser alors même que davantage de titres reculent que de titres montent. La bonne tenue des télécommunications, associée aux gains de plusieurs valeurs bancaires et industrielles, a contribué à soutenir les principaux indicateurs, malgré les pressions observées sur d’autres compartiments.

Pour les investisseurs comme pour les observateurs du marché, la prochaine étape sera de déterminer si cette progression se confirme lors des séances suivantes et si elle s’élargit à davantage de sociétés cotées.

À la BRVM, la hausse des indices donne le ton, mais c’est la largeur du mouvement qui permettra de mesurer la solidité du rebond.

La Rédaction

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