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Côte d’Ivoire : L’inflation remonte à 1,6 %, les transports en première ligne.

L’inflation annuelle en Côte d’Ivoire s’est accélérée à 1,6 % en septembre 2026, contre 1,2 % un mois plus tôt. Selon l’Agence nationale de la statistique (ANStat), cette évolution intervient notamment dans un contexte de hausse des coûts du transport et des prix de plusieurs produits alimentaires. Si les tarifs des carburants sont restés stables en septembre, les augmentations intervenues les mois précédents continuent de peser sur la comparaison annuelle.

La pression sur les prix à la consommation se renforce en Côte d’Ivoire. En septembre 2026, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a progressé de 1,6 % sur un an, après 1,2 % en août, selon les données publiées le 12 octobre par l’Agence nationale de la statistique.

Cette accélération représente une hausse de 0,4 point de pourcentage en glissement annuel. Elle ne signifie toutefois pas que les prix ont augmenté entre août et septembre : sur un mois, l’indice a au contraire reculé de 0,1 %. L’inflation en moyenne annuelle s’est, quant à elle, établie à 1,3 %.

Ces trois indicateurs mesurent des évolutions différentes. Leur distinction est essentielle pour comprendre la dynamique des prix et ses conséquences sur les dépenses des ménages.

Les transports enregistrent la plus forte pression

Le secteur des transports figure parmi les principaux contributeurs à la hausse annuelle des prix. Selon l’ANStat, les tarifs de cette division ont progressé de 5,5 % en septembre par rapport à la même période de 2025.

Dans le détail, Sika Finance rapporte une hausse annuelle de 9 % pour l’essence et de 7,4 % pour le diesel. Ces évolutions s’inscrivent dans le sillage des relèvements des prix des carburants intervenus au cours des mois précédents.

En Côte d’Ivoire, le litre de super sans plomb est passé à 905 FCFA et celui du gasoil à 725 FCFA. Ces tarifs, appliqués depuis août, ont été maintenus pendant tout le mois de septembre, selon les informations communiquées par le ministère chargé des Hydrocarbures et relayées par Abidjan.net.

Il n’y a donc pas eu de nouvelle hausse à la pompe en septembre. L’effet sur l’inflation annuelle s’explique plutôt par la comparaison avec les prix pratiqués un an auparavant.

La hausse des coûts du transport peut également se répercuter sur l’acheminement des marchandises et les dépenses des entreprises. Son impact final dépend cependant des conditions de circulation, des marges commerciales et de la capacité des opérateurs à absorber une partie des surcoûts.

L’alimentation reste un poste sensible pour les ménages

Les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées ont également contribué à la progression des prix. L’ANStat fait état d’une hausse annuelle de 1,9 % pour cette catégorie en septembre.

Les augmentations sont particulièrement marquées pour certains produits frais. D’après les chiffres détaillés par Sika Finance, les prix du poisson frais, réfrigéré ou congelé ont progressé de 12 %, ceux du poisson séché, salé ou fumé de 14,2 %, ceux des fruits tropicaux frais de 11,2 % et ceux de la viande fraîche de 6,9 %.

Ces évolutions illustrent les disparités qui peuvent se cacher derrière un taux d’inflation global relativement modéré. Tous les produits ne suivent pas la même trajectoire, et les ménages ne sont pas exposés de manière identique aux variations de prix.

Pour les foyers qui consacrent une part importante de leurs revenus à l’alimentation et aux déplacements quotidiens, une hausse concentrée sur ces postes peut réduire la marge disponible pour d’autres dépenses essentielles.

Une inflation encore modérée, mais des disparités à surveiller

Malgré cette accélération, l’inflation annuelle reste à 1,6 %. L’indicateur demeure donc contenu à l’échelle globale, même si certains postes connaissent des augmentations plus fortes.

Les prix du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et des autres combustibles ont progressé de 1,2 % sur un an. La santé affiche une hausse de 1,1 %, tandis que les restaurants et hôtels enregistrent une progression de 1,8 %, selon l’ANStat.

Ces données invitent à dépasser la seule lecture du taux global. L’inflation mesure une évolution moyenne des prix, mais son incidence sur le budget dépend de la composition des dépenses de chaque ménage.

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu consiste à surveiller les postes les plus sensibles, à préserver la transparence des prix et à suivre les éventuels effets indirects des coûts énergétiques sur les biens et services.

Le pouvoir d’achat, au cœur de l’évolution des prix

La hausse de l’inflation annuelle en septembre ne traduit pas une augmentation généralisée des prix entre août et septembre. Elle signale néanmoins que le niveau des prix reste supérieur à celui observé un an auparavant, notamment dans les transports et certaines catégories alimentaires.

Pour les ménages, la question n’est donc pas seulement de savoir si l’inflation est élevée ou faible. Elle est aussi de mesurer ce que coûte, au quotidien, le déplacement vers le travail, l’achat des denrées et le règlement des dépenses courantes.

En Côte d’Ivoire, les prochains relevés statistiques permettront de déterminer si cette accélération annuelle se prolonge. D’ici là, un constat s’impose : derrière un taux moyen de 1,6 %, les pressions les plus visibles se concentrent sur des dépenses que les ménages peuvent difficilement éviter.

La Rédaction

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