Un partenariat stratégique entre les États-Unis et l’Union africaine vise à stimuler les infrastructures et les investissements sur le continent.
Dans un contexte mondial où les infrastructures et les investissements deviennent des leviers majeurs de compétitivité, les États-Unis et l’Union africaine (UA) renforcent leur coopération stratégique. Le 28 janvier 2026, une délégation américaine conduite par le Secrétaire d’État adjoint Christopher Landau a été reçue au siège de l’UA à Addis‑Abeba par le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, marquant une étape décisive vers une collaboration orientée vers l’investissement productif et le développement durable.
Un engagement renouvelé au plus haut niveau
La rencontre a réuni des responsables de l’UA et des États-Unis, incluant le commandant des forces américaines en Afrique (AFRICOM), le Général Dagvin Anderson. L’objectif : traduire les ambitions politiques en projets concrets, dans des domaines stratégiques tels que les infrastructures critiques, la santé, la sécurité et le commerce intercontinental.
Le partenariat vise à dépasser l’aide traditionnelle pour favoriser des investissements privés américains dans des projets bancables et durables, avec un impact direct sur l’emploi et la croissance économique des pays africains.
Un groupe de travail pour concrétiser les investissements
À l’issue de la réunion, l’UA et les États-Unis ont annoncé la création d’un “Strategic Infrastructure and Investment Working Group”, chargé d’identifier et de promouvoir des projets d’infrastructure prioritaires sur le continent. Ce groupe servira de plateforme pour attirer des capitaux privés américains, tout en alignant les projets sur les besoins stratégiques de l’Afrique, notamment l’énergie, le transport, la connectivité numérique et les corridors logistiques.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du sommet USA‑Afrique de 2025 à Luanda, où les dirigeants africains et américains avaient souligné l’importance d’investir dans les infrastructures et d’ouvrir les marchés pour stimuler la croissance et créer des emplois.
Les infrastructures, moteur de la croissance africaine
Selon un rapport conjoint de l’OCDE et de l’Union africaine, le continent nécessiterait 155 milliards de dollars par an pour combler ses déficits en infrastructures. Des investissements massifs pourraient doubler le PIB africain d’ici 2040, en renforçant la connectivité, l’énergie et le commerce.
Le nouveau groupe de travail vise donc à créer un pont entre les besoins africains et le capital privé américain, en structurant des projets qui soient rentables, durables et alignés sur les priorités continentales. L’accent sera mis sur la qualité des infrastructures, la durabilité environnementale et l’impact social, pour transformer l’Afrique en un acteur économique solide et attractif pour les investissements internationaux.
Cette initiative marque un tournant dans les relations économiques entre l’Afrique et les États‑Unis. En plaçant l’investissement productif et les infrastructures au cœur du partenariat, l’UA et Washington montrent qu’ils veulent passer d’une logique d’aide à une logique de développement durable et partagé. Si la mise en œuvre concrète dépendra de la capacité à mobiliser les capitaux privés et à sélectionner des projets stratégiques, ce partenariat ouvre la voie à une nouvelle ère de croissance, de connectivité et de souveraineté économique pour le continent africain.
La Rédaction



