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Entre 2021 et 2024 : La majorité des pays ont réduit la pauvreté, malgré des revers persistants.

Selon des projections récentes de la Banque mondiale, près de 75 % des pays à travers le monde ont enregistré une baisse du nombre de personnes pauvres entre 2021 et 2024, marquant une reprise considérable après les perturbations économiques liées à la pandémie de COVID‑19. Ce constat, qui couvre plus d’une centaine de pays pour lesquels des données fiables sont disponibles, montre que de vastes progrès ont été réalisés dans la réduction de la pauvreté mondiale, même si ces gains restent inégaux selon les régions et les contextes nationaux.


Un recul généralisé, surtout après 2021

La Banque mondiale estime que trois pays sur quatre ont vu leur taux de pauvreté baisser entre 2021 et 2024, en grande partie grâce à la reprise économique mondiale qui a suivi les fermetures et les ralentissements causés par la pandémie. Une proportion importante de ces économies ont connu une croissance du produit intérieur brut (PIB) positive en 2024, favorisant un mieux‑être économique qui s’est répercuté sur les revenus des ménages.

Cette chute de la pauvreté s’explique notamment par l’amélioration des activités productives, la création d’emplois et une reprise du commerce international, après les perturbations majeures du début de la décennie. Au total, la croissance économique a été un moteur essentiel de l’amélioration des conditions de vie dans une majorité de pays.


Des disparités régionales significatives

Toutefois, les progrès ne sont pas uniformes. Si des régions comme l’Asie de l’Est, l’Europe centrale et l’Amérique latine ont enregistré des baisses significatives de la pauvreté, d’autres zones continuent de faire face à des obstacles considérables. Dans bon nombre de pays fragiles ou touchés par des conflits, la pauvreté a stagné ou même augmenté.

Cette divergence se reflète dans la difficulté de certains pays à transformer la croissance macroéconomique en réduction effective de la pauvreté à grande échelle. Par exemple, les zones de conflits prolongés ou avec des institutions fragiles comptent parmi celles où la réduction de la pauvreté est la plus lente, voire inexistante.


Des progrès malgré des défis persistants

Même dans les régions où la pauvreté a diminué, de nombreux défis demeurent. Une autre analyse mondiale révèle qu’encore plus d’un milliard de personnes vivent dans une forme de pauvreté multidimensionnelle, c’est‑à‑dire qu’elles souffrent de privations multiples (conditions de logement, santé, éducation, nutrition), signe que la pauvreté ne se limite pas à un seul indicateur monétaire.

L’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) montre qu’à l’échelle mondiale, des progrès sont réalisés, notamment dans des pays qui avaient des données jusqu’en 2021 ou au‑delà, mais que seules neuf nations, dans une petite étude, ont enregistré des baisses significatives de l’IPM, soulignant que les progrès ne sont pas homogènes et que la lutte contre la pauvreté reste un chantier de longue haleine.


L’impact après la pandémie

Les perturbations causées par la crise du COVID‑19 avaient temporairement inversé des décennies de gains contre la pauvreté mondiale, faisant remonter le nombre de personnes dans l’extrême pauvreté. Cependant, dès 2021, la reprise économique s’est accélérée et a permis à de nombreux pays de regagner du terrain sur ce plan.

La situation est encore contrastée selon le niveau de revenu national : les pays à revenu intermédiaire ont généralement mieux profité des dynamiques de croissance mondiale, tandis que beaucoup de pays à faible revenu, notamment ceux affectés par la crise sanitaire, les conflits ou les chocs économiques, restent à la traîne dans la lutte contre la pauvreté.


La période 2021‑2024 rappelle que, même dans un monde marqué par des crises successives, la réduction de la pauvreté peut reprendre lorsque les économies se redressent et que des politiques publiques efficaces sont mises en œuvre. Mais cette grande tendance positive masque des réalités locales parfois très dures : dans les pays fragiles ou en guerre, les populations les plus vulnérables continuent de souffrir, parfois sans progrès palpable. Au final, ces chiffres soulignent une vérité incontournable : réduire durablement la pauvreté nécessite non seulement une croissance économique robuste, mais aussi des efforts continus pour renforcer l’inclusion, la sécurité et les services sociaux dans les régions les plus marginalisées.

La Rédaction

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