Skip links

Afrique : L’Union Africaine alerte sur la montée des risques sécuritaires liés au climat.

L’Union Africaine (UA) tire la sonnette d’alarme : le changement climatique n’est plus seulement une question environnementale, il est devenu un multiplicateur de risques sécuritaires sur le continent. Les sécheresses, inondations, tempêtes et autres phénomènes extrêmes aggravent les conflits existants, fragilisent les moyens de subsistance et créent de nouvelles tensions au sein des communautés.

Lors de sa réunion du Peace and Security Council (PSC) en septembre 2025, l’UA a souligné que le climat affecte directement la paix, la sécurité et le développement. Selon l’organisation, ces impacts exacerbent les conflits autour des ressources, provoquent des migrations et fragilisent les économies locales, augmentant ainsi la vulnérabilité des populations.


Des stratégies d’alerte et d’adaptation

Pour anticiper ces risques, l’UA a mis en place plusieurs mesures concrètes :

  • Système d’alerte précoce multi‑risques : via l’utilisation de satellites, pour mieux suivre les catastrophes naturelles et leurs impacts sur les populations.
  • Cadre institutionnel climat‑paix‑sécurité : intégration des enjeux climatiques dans les politiques nationales et régionales de sécurité.
  • Appels à la justice climatique : le continent, qui contribue à moins de 4 % des émissions mondiales, subit disproportionnellement les effets du changement climatique et réclame un soutien financier équitable pour l’adaptation et la résilience.
  • Inclusion des femmes et des jeunes : ces groupes sont essentiels dans les stratégies de résilience et de prévention des conflits liés au climat.

L’UA insiste sur la nécessité d’une coopération régionale et internationale, tout en encourageant les États africains à investir localement dans la résilience, la gestion durable des ressources et la prévention des crises.


Les impacts visibles sur le continent

L’Afrique est particulièrement vulnérable :

  • Crises alimentaires : sécheresses et inondations affectent la production agricole, principale source de revenus pour de nombreuses communautés.
  • Déplacements de populations : les catastrophes naturelles provoquent des migrations internes et transfrontalières, accentuant les tensions sur les territoires d’accueil.
  • Pression sur les infrastructures urbaines : les villes sont exposées aux inondations et aux phénomènes extrêmes, mettant en danger la cohésion sociale et la sécurité.
  • Conflits autour des ressources : la rareté de l’eau et des terres cultivables intensifie la compétition et peut déboucher sur des affrontements locaux.

Dans ce contexte, l’alerte de l’UA n’est pas simplement préventive : elle vise à inciter les États et les partenaires à agir avant que ces risques climatiques ne se transforment en crises majeures.


Une opportunité de changer la donne

L’appel de l’UA est aussi une opportunité : le climat peut devenir un moteur de coopération plutôt qu’un facteur de tension, si les pays africains :

  • anticipent les crises et renforcent la gouvernance environnementale,
  • investissent dans l’agriculture résiliente et la gestion durable des ressources,
  • développent des infrastructures urbaines adaptées,
  • favorisent la solidarité régionale et l’inclusion des populations vulnérables.

En résumé, le continent est à un carrefour décisif : le changement climatique impose d’agir vite, de manière coordonnée et stratégique, sous peine de voir la sécurité et la stabilité fragilisées durablement.

La Rédaction

Accueil
Recherche
Top
Découvrir
Drag