BRVM : Une séance sous le signe de la dispersion, entre envolées ponctuelles et replis marqués.
La séance de cotation du 13 février 2026 à la BRVM s’est déroulée dans un climat d’hésitation. Les données officielles de marché montrent une évolution contrastée des titres, avec des hausses spectaculaires sur certaines valeurs et des reculs tout aussi prononcés sur d’autres. La diffusion des cours, comme de tradition, s’effectuait avec un décalage de quinze minutes, confirmant qu’il s’agissait bien de données intrajournalières.
Ce type de configuration traduit généralement un marché en phase d’attente, où les investisseurs privilégient les arbitrages individuels plutôt que des positions sectorielles ou macroéconomiques.
Des hausses ciblées mais significatives
Plusieurs actions ont enregistré des progressions notables, dominées par quelques titres à forte volatilité. Certaines valeurs ont ainsi bondi de plus de 7 %, notamment ETIT (+7,41 %) et SCRC (+7,27 %). D’autres titres ont connu des hausses plus modérées mais solides, comme SGBC (+1,55 %), SAFC (+1,52 %) ou encore PALC (+1,12 %).
Ces mouvements témoignent d’un intérêt sélectif des investisseurs, souvent concentré sur des titres spécifiques pour des raisons techniques, spéculatives ou liées à des anticipations de résultats.
Des baisses tout aussi marquées
À l’inverse, plusieurs actions ont accusé des replis significatifs. CABC (−7,43 %), SIVC (−7,39 %), SEMC (−7,36 %) et UNXC (−7,35 %) figurent parmi les plus fortes corrections observées, tandis que SMBC a reculé de plus de 4 %.
Ces variations négatives peuvent résulter de prises de bénéfices rapides après des hausses antérieures, ou d’un repositionnement d’investisseurs institutionnels rééquilibrant leurs portefeuilles.
Un noyau de valeurs stables
Parallèlement, un nombre important de titres sont restés inchangés, dont BOAB, BICC, NSBC ou SDCC. Cette stabilité simultanée renforce l’impression d’un marché attentiste, où une partie des intervenants préfère rester en retrait dans l’attente de signaux économiques ou financiers plus nets.
Un marché de sélection plutôt que de tendance
L’analyse globale de la séance met en évidence une caractéristique fréquente des marchés en phase d’observation : l’absence de mouvement directionnel global. Ni hausse généralisée ni correction d’ensemble, mais une mosaïque de performances individuelles.
Dans ce type de configuration, la performance dépend moins du marché dans son ensemble que de la capacité des investisseurs à identifier les valeurs les plus prometteuses. Autrement dit, la stratégie dominante devient la sélection de titres plutôt que le positionnement macro.
Ce que révèle cette séance pour les investisseurs
Cette séance illustre une réalité structurante des marchés régionaux africains : la liquidité reste concentrée sur un nombre limité de valeurs, ce qui peut amplifier les fluctuations ponctuelles. Elle confirme également que les investisseurs demeurent prudents, privilégiant des mouvements tactiques plutôt qu’un engagement massif.
La journée boursière du 13 février 2026 n’a pas livré de tendance spectaculaire, mais elle a offert un instantané révélateur de l’état d’esprit du marché : prudent, sélectif et attentif. Dans un environnement où les signaux macroéconomiques restent scrutés de près, la BRVM rappelle ainsi une règle fondamentale de la finance : lorsque la visibilité diminue, ce sont les détails qui font la différence.
La Rédaction



