BRVM : Une séance de cotation où les valeurs sélectionnées tirent leur épingle du jeu.
Dans un marché encore marqué par l’incertitude économique régionale, la séance de cotation de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) du jeudi 5 février 2026 montre une dynamique sélective, où certaines actions financières et industrielles attirent l’attention des investisseurs.
La séance du 5 février 2026 à la BRVM s’est déroulée dans un climat de marché vivant mais sélectif, reflétant des choix d’investissement affinés plutôt qu’une tendance uniforme. Alors que le marché ouest-africain a connu des périodes d’instabilité et de rotation des flux récemment, cette séance illustre bien l’état d’esprit des investisseurs : choisir des valeurs jugées solides plutôt que de parier sur une hausse généralisée des actions.
Des hausses marquées sur des valeurs clés
Quelques titres ont nettement capté l’intérêt des opérateurs et terminé la séance avec de fortes progressions. Parmi eux :
- NEI-CEDA Côte d’Ivoire a enregistré une hausse significative de +6,80 %, montrant que le segment des services industriels et financiers peut rester attractif même en périodes incertaines.
- SEMC s’est distinguée avec une progression de +7,31 %, traduisant un retour d’intérêt pour certaines valeurs liées à l’énergie et aux services associés.
- SICC (secteur financier) a affiché +7,47 %, une progression qui confirme l’appétit des investisseurs pour les actifs bancaires bien positionnés.
Ces hausses montrent que les investisseurs privilégient aujourd’hui les valeurs bien établies, capables de résister à un environnement macroéconomique encore volatil.
Un marché sélectif, pas uniforme
L’analyse des cotations intermédiaires et des variations de cours indique une dispersion des performances, plutôt qu’une tendance unidirectionnelle :
- Certaines valeurs, comme CABC, ont aussi progressé dans une fourchette importante, reflétant la confiance dans les segments commerciaux et d’importation.
- En revanche, plusieurs autres actions ont connu des variations plus modestes, voire des corrections mineures, indiquant que tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne.
Cette hétérogénéité est typique d’un marché en phase de réajustement, où les investisseurs arbitrent leurs positions sector par secteur en fonction des fondamentaux des entreprises et des perspectives économiques.
Focus sur les secteurs qui attirent
Banques et institutions financières
Les titres bancaires, souvent considérés comme un baromètre de la santé économique régionale, ont encore joué un rôle central dans la séance. La progression de valeurs comme SICC illustre que les acteurs financiers jugés solides continuent de capter des flux, même quand d’autres titres restent en retrait.
Énergie et services industriels
Des valeurs comme SEMC, liées à l’énergie ou à des activités annexes, ont profité d’un regain d’intérêt. Cela suggère une attente d’une reprise ou d’une stabilisation dans ces secteurs, souvent sensibles aux variations de la demande et à l’évolution des matières premières.
Ce que disent ces mouvements du marché
Plusieurs enseignements peuvent être tirés de cette séance :
- Les investisseurs ne fuient pas la BRVM, mais ils sont devenus plus sélectifs dans leurs choix.
- La préférence va aux titres solides, avec des bilans rassurants et des positionnements sectoriels clairs.
- L’absence de tendance dominante indique une certaine prudence : le marché navigue à vue face à une conjoncture économique régionale encore fragile.
L’enjeu des prochaines séances
Les mouvements observés le 5 février 2026 s’inscrivent dans une phase de rotation des portefeuilles plutôt que de reprise franche. Les investisseurs attendent des signaux plus nets sur :
- l’environnement macroéconomique de la zone UEMOA,
- la dynamique des résultats des entreprises cotées,
- et les perspectives de liquidité sur le marché.
Dans ce contexte, chaque séance agit comme un thermomètre des anticipations, mesurant le degré de confiance ou de prudence des acteurs financiers.
Au final, la séance du 5 février à la BRVM n’est pas une explosion d’euphorie, mais plutôt une démonstration de maturité du marché. Les investisseurs ne cherchent pas tous la même chose, ils trient, ils sélectionnent, ils positionnent leurs capitaux avec discernement. Dans une région où les indicateurs économiques oscillent encore, cette approche plus sophistiquée est peut-être le signe que la BRVM est en train de gagner… en responsabilité. Et dans une Bourse, la responsabilité, c’est souvent le prélude à la confiance durable.
La Rédaction



