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Or burkinabè : West African Resources franchit le cap des 8,5 tonnes en 2025.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et logistiques persistants, la société minière australienne West African Resources (WAF) a confirmé une production d’or d’environ 8,5 tonnes en 2025 au Burkina Faso, consolidant ainsi sa position parmi les acteurs industriels majeurs du secteur aurifère national. Cette performance, conforme aux objectifs annoncés par le groupe, témoigne de la montée en puissance de ses actifs miniers et du rôle central de l’or dans l’économie burkinabè.


Une production solide, en ligne avec les prévisions

Selon les données communiquées par West African Resources, la production totale d’or issue de ses opérations burkinabè en 2025 s’est établie à un peu plus de 9 tonnes, tandis que les volumes effectivement vendus avoisinent 8,5 à 8,7 tonnes sur l’ensemble de l’année. Ces ventes ont été réalisées dans un environnement de prix élevés de l’or sur les marchés internationaux, renforçant la rentabilité des opérations.

Cette performance s’inscrit dans la fourchette de production annuelle annoncée par le groupe, confirmant la bonne exécution de sa stratégie industrielle malgré un environnement régional complexe.


Sanbrado et Kiaka, piliers de la production

La production de West African Resources repose principalement sur deux actifs stratégiques :

  • La mine de Sanbrado, en exploitation depuis 2020, qui demeure le socle historique de la production du groupe au Burkina Faso. En 2025, le site a maintenu des niveaux de rendement conformes aux attentes, malgré des arrêts techniques planifiés.
  • La mine de Kiaka, entrée en production au cours de l’année 2025, qui a progressivement renforcé la capacité globale du groupe. Son démarrage marque une étape clé dans l’expansion de WAF et ouvre de nouvelles perspectives de croissance à moyen terme.

L’apport combiné de ces deux sites a permis au groupe d’atteindre un rythme de production soutenu, notamment au dernier trimestre de l’année, période durant laquelle l’activité s’est intensifiée.


Un secteur aurifère crucial pour l’économie nationale

La performance de West African Resources intervient alors que l’or demeure la première source de recettes d’exportation du Burkina Faso. En 2025, la production aurifère nationale industrielle et artisanale confondue a continué de progresser, renforçant la contribution du secteur minier aux finances publiques.

Dans ce contexte, la production de WAF représente une part significative des volumes industriels du pays et participe directement à la mobilisation de devises, au financement du budget de l’État et à l’emploi local, tant direct qu’indirect.


Des perspectives de croissance, sous conditions

Avec l’entrée en production de Kiaka et l’optimisation continue de Sanbrado, West African Resources se positionne pour maintenir, voire accroître, ses niveaux de production dans les années à venir. Le groupe dispose encore de marges de progression, notamment grâce à l’amélioration des infrastructures et à l’extension de certains gisements.

Cependant, cette trajectoire reste étroitement liée à la capacité du pays à sécuriser les sites miniers, stabiliser l’environnement opérationnel et garantir un cadre réglementaire attractif. Autant de conditions indispensables pour transformer la richesse aurifère en développement économique durable.


Avec plus de 8,5 tonnes d’or produites en 2025, West African Resources confirme que le Burkina Faso reste une terre aurifère de premier plan en Afrique de l’Ouest. Mais au-delà des chiffres, cette performance pose une question centrale : comment faire en sorte que l’or, moteur de croissance et de résilience économique, profite davantage aux populations ? Car si le métal jaune continue de briller sur les marchés internationaux, l’enjeu pour les années à venir sera de convertir cette richesse minérale en valeur durable, stabilité et prospérité partagée.

La Rédaction

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