Mali : Massala, le projet aurifère canadien qui pourrait redessiner la carte minière du Sud.
Alors que le Mali demeure l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, une société canadienne vise un nouveau gisement à Massala, dans la région de Sikasso. Entre exploration, autorisations environnementales et perspectives de production, ce projet illustre la dynamique d’investissement dans un pays où le potentiel aurifère reste largement inexploré.
Compass Gold, de l’exploration à l’exploitation
Le projet aurifère de Massala est piloté par la société canadienne Compass Gold Corp., cotée à la TSX Venture Exchange. Le site est situé dans le sud du Mali, le long de la tendance minéralisée de Tarabala, une zone prometteuse qui n’a pas encore connu d’exploitation industrielle à grande échelle.
Après plusieurs campagnes de forages et de prélèvements géologiques, Compass Gold a obtenu le permis environnemental délivré par le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable. Ce document, essentiel pour garantir la conformité du projet aux normes environnementales, ouvre la voie à la demande du permis de petite mine, étape réglementaire qui permettra à l’entreprise de passer à la production.
Une étape clé pour la filière minière malienne
Avec le permis environnemental en main, Compass Gold se positionne pour devenir l’un des premiers exploitants aurifères à petite échelle dans la région de Sikasso. Le projet est conçu pour une mine de taille modeste, mais stratégique, capable de démontrer la viabilité de nouveaux gisements hors des grands complexes déjà exploités.
Pour l’entreprise, la prochaine étape est l’obtention du permis de petite mine, attendue au premier trimestre 2026. En parallèle, Compass a déjà traité plus de 200 tonnes de matériaux minéralisés pour des essais métallurgiques, afin de définir le procédé de traitement le plus efficace pour le minerai de Massala.
Un projet au cœur d’une région aurifère stratégique
La région de Sikasso, au sud du Mali, est réputée pour son potentiel aurifère mais reste sous-exploitée comparée aux grands gisements du centre et du nord du pays. Le projet Massala s’inscrit donc dans une logique de diversification de l’exploitation minière, avec un accent sur les initiatives privées à petite échelle.
Cette implantation pourrait également créer des emplois locaux, stimuler l’activité économique et renforcer les recettes minières du Mali, un pays où l’or représente un moteur clé de la croissance et de l’exportation.
Si le permis de petite mine est accordé dans les semaines à venir, Massala pourrait devenir un modèle de développement aurifère agile et responsable, capable de compléter l’existant sans bouleverser le paysage industriel du Mali. Pour le pays, c’est aussi un signal fort : le potentiel minier inexploité peut encore attirer des investisseurs étrangers sérieux, et transformer des zones jusque-là marginales en pôles économiques dynamiques. Le projet Massala pourrait bien être le témoignage concret d’une nouvelle ère pour l’exploitation aurifère malienne.
La Rédaction



