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Mali/Burkina : L’AES renforce sa coordination pour affronter les défis du Sahel.

Dans un contexte régional où la sécurité, l’économie et le développement numérique exigent une action collective, l’Alliance des États du Sahel (AES) franchit une étape majeure. Le Mali et le Burkina Faso ont consolidé leurs mécanismes de coordination, à travers des rencontres institutionnelles et des échanges stratégiques visant à améliorer la cohérence des politiques confédérales et l’efficacité des décisions prises au niveau régional.


Bamako au cœur des discussions institutionnelles

Les 12 et 13 janvier 2026, Bamako a accueilli une mission de travail de la Commission nationale de l’AES du Burkina Faso, conduite par Bassolma Bazié, président de la Commission burkinabè. L’audience officielle avec le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, et le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a permis de passer en revue le fonctionnement des organes confédéraux et d’évaluer l’efficacité de la coordination bilatérale.

L’objectif principal est d’harmoniser les pratiques entre les commissions nationales et d’améliorer la circulation de l’information, afin que chaque décision stratégique puisse être mise en œuvre rapidement et efficacement sur le terrain.


Une coordination pensée pour l’efficacité opérationnelle

Les discussions ont porté sur plusieurs points clés :

  • Structuration des organes confédéraux pour une prise de décision plus fluide,
  • Cadres de travail communs pour assurer la cohérence des initiatives nationales,
  • Partage d’expérience et de bonnes pratiques entre Mali et Burkina Faso,
  • Suivi des priorités décidées au sommet des chefs d’État, notamment dans la sécurité et le développement économique.

La délégation burkinabè a souligné l’importance d’une coopération pratique : la coordination institutionnelle ne doit pas rester théorique, mais se traduire par des actions concrètes et mesurables.


Le Burkina Faso à la présidence en exercice de l’AES

Depuis la session de la Conférence des chefs d’État de l’AES en décembre 2025 à Bamako, le Burkina Faso assure la présidence en exercice de la Confédération. Cette position stratégique lui confère la responsabilité de coordonner les efforts entre États membres, notamment dans les domaines prioritaires : sécurité, infrastructures, numérique et développement économique.

La coopération avec le Mali illustre la volonté de l’AES de fonctionner comme un bloc institutionnel solide, capable de répondre aux défis transnationaux du Sahel.


Des actions concrètes pour renforcer la confiance régionale

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de l’AES :

  • Gestion harmonisée des fréquences radioélectriques pour soutenir les infrastructures numériques et éviter les interférences transfrontalières.
  • Mise en place d’une force régionale de 5 000 hommes pour lutter contre le terrorisme et sécuriser l’espace sahélien.
  • Projets financiers et économiques communs, visant à renforcer la souveraineté économique et à attirer des partenariats internationaux.

Ces initiatives démontrent que la coordination ne se limite pas aux réunions : elle est opérationnelle, ciblée sur des résultats concrets pour les États membres et leurs populations.


Un levier stratégique pour l’avenir du Sahel

Consolider les mécanismes de coordination au sein de l’AES est plus qu’une question administrative : c’est une stratégie pour affirmer l’efficacité de la Confédération sur le plan politique, économique et sécuritaire.

  • Cela permet de réduire les duplications et inefficacités dans la mise en œuvre des politiques publiques,
  • D’optimiser l’utilisation des ressources humaines et financières des États membres,
  • Et de renforcer la crédibilité internationale de l’AES, capable d’attirer des investissements et de mobiliser des partenaires internationaux.

À Bamako, le dialogue entre Mali et Burkina Faso dépasse les simples rencontres diplomatiques : il trace les contours d’une AES plus solide et plus opérationnelle. Dans un Sahel confronté à des défis sécuritaires et économiques sans précédent, la coordination institutionnelle n’est plus un luxe, mais une condition sine qua non pour garantir que la région parle et agit d’une seule voix.

La Rédaction

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