L’or triomphe en 2025 : +65 %, une performance historique qui n’avait plus été vue depuis près d’un demi-siècle.
2025 restera une année gravée dans l’histoire des marchés financiers. Dans un monde secoué par les incertitudes géopolitiques, les tensions monétaires et les doutes sur la croissance mondiale, l’or s’est imposé comme le grand gagnant, avec une hausse spectaculaire d’environ 65 % sur l’ensemble de l’année.
Un niveau de performance inédit depuis la fin des années 1970, époque marquée par les chocs pétroliers et l’explosion de l’inflation mondiale. Près de cinquante ans plus tard, le métal jaune signe un retour fracassant au sommet des actifs refuges.
Une envolée hors normes sur les marchés internationaux
En 2025, le prix de l’once d’or a franchi, puis largement dépassé, plusieurs seuils symboliques. Porté par une demande soutenue, il a atteint des sommets historiques, culminant autour de 4 300 à 4 500 dollars l’once sur les grandes places de cotation internationales.
Cette progression annuelle de +65 % place l’or très loin devant la majorité des classes d’actifs traditionnelles, qu’il s’agisse des actions, des obligations ou même d’autres matières premières. Pour de nombreux investisseurs, 2025 a été l’année de l’or, sans ambiguïté.
Pourquoi une telle performance ? Les ressorts du rallye
Cette envolée spectaculaire ne doit rien au hasard. Elle est le produit d’un cocktail macroéconomique explosif, où plusieurs facteurs se sont renforcés mutuellement.
Des taux d’intérêt réels sous pression
Les anticipations de baisse des taux directeurs par les grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine, ont réduit le coût d’opportunité de la détention d’or. Lorsque les rendements réels s’érodent, l’or redevient mécaniquement plus attractif.
Un climat géopolitique durablement tendu
Conflits, rivalités stratégiques, instabilités régionales : l’année 2025 a prolongé une période de forte incertitude mondiale. Dans ce contexte, le réflexe “valeur refuge” a pleinement joué en faveur du métal précieux.
Les banques centrales à l’achat
Autre moteur clé : les achats massifs d’or par les banques centrales, notamment dans les pays émergents. Soucieuses de diversifier leurs réserves et de réduire leur dépendance au dollar, elles ont soutenu la demande structurelle.
Un dollar plus fragile
L’affaiblissement relatif du dollar américain a également dopé l’or, libellé en devise américaine. Un dollar moins fort rend le métal jaune plus accessible et plus attractif pour les investisseurs internationaux.
Une performance qui rappelle les années 1970
Il faut remonter à 1979 pour retrouver une hausse annuelle comparable. À l’époque, l’or profitait d’un environnement marqué par une inflation galopante et une profonde remise en cause du système monétaire international.
Si le contexte de 2025 est différent, la comparaison n’est pas anodine. Elle souligne un point clé : lorsque la confiance dans les équilibres économiques et financiers vacille, l’or reprend son rôle historique de valeur de protection.
Quelles leçons pour les investisseurs et les économies africaines ?
Cette performance exceptionnelle remet l’or au centre des stratégies patrimoniales et institutionnelles. Pour les pays africains producteurs d’or, elle offre également des perspectives de recettes accrues, à condition de maîtriser les enjeux de gouvernance, de transformation locale et de stabilité fiscale.
Pour les investisseurs, le message est clair : l’or n’est plus seulement une assurance, il est redevenu un moteur de performance.
Et après ? L’or peut-il encore surprendre en 2026 ?
Si une telle hausse ne se reproduit pas mécaniquement chaque année, plusieurs facteurs structurels demeurent en place : incertitudes géopolitiques, transitions monétaires, recherche de sécurité. Autant d’éléments qui continuent d’alimenter l’intérêt pour le métal jaune.
L’année 2025 pourrait ainsi marquer l’entrée de l’or dans une nouvelle ère, où sa fonction de valeur refuge se conjugue à une véritable dynamique de marché.
En 2025, l’or n’a pas seulement brillé : il a rappelé au monde pourquoi, depuis des millénaires, il reste l’ultime monnaie de confiance. Et quand l’histoire financière s’emballe, le métal jaune, lui, ne déçoit jamais.
La Rédaction



