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Sénégal : 753 nouveaux villages bientôt électrifiés, l’ASER accélère sa révolution de l’accès à l’énergie grâce au solaire.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’électrification rurale. La deuxième phase du projet ASER-GAUFF prévoit l’alimentation en électricité de 753 nouveaux villages grâce à 183 mini-centrales solaires. Au-delà de l’accès à l’énergie, le programme ambitionne de stimuler l’activité économique locale et de réduire les inégalités entre zones urbaines et rurales.

L’accès universel à l’électricité reste l’un des principaux défis du développement en Afrique. Au Sénégal, les autorités ont choisi de faire de l’électrification rurale un levier de transformation économique et sociale. Dans cette dynamique, l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) a lancé la deuxième phase du projet ASER-GAUFF, un programme d’envergure qui prévoit l’électrification d’au moins 753 nouveaux villages grâce à l’installation de 183 mini-centrales solaires.

L’annonce, relayée par l’ASER sur ses réseaux sociaux et confirmée par plusieurs sources officielles, marque une nouvelle avancée vers l’objectif d’un accès plus équitable à l’électricité sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Au-delà des infrastructures énergétiques, cette nouvelle phase met l’accent sur le développement économique des territoires ruraux en favorisant les usages productifs de l’électricité.

Un projet de grande ampleur pour réduire la fracture énergétique

Le projet ASER-GAUFF s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification du Sénégal, qui vise à améliorer les conditions de vie des populations vivant loin des réseaux électriques conventionnels.

Cette deuxième phase prévoit notamment :

  • l’électrification d’au moins 753 villages ;
  • l’installation de 183 mini-réseaux solaires alimentés par des centrales photovoltaïques ;
  • le raccordement des ménages, des services publics et des activités économiques locales ;
  • la réalisation des installations électriques intérieures pour les bénéficiaires.

En s’appuyant sur des mini-réseaux autonomes alimentés par l’énergie solaire, le projet apporte une réponse adaptée aux zones où le raccordement au réseau national serait techniquement difficile ou financièrement coûteux.

Le solaire au cœur de la stratégie énergétique

Contrairement aux centrales thermiques fonctionnant avec des combustibles fossiles, les mini-centrales prévues dans le cadre du projet utiliseront l’énergie solaire.

Ce choix répond à plusieurs objectifs :

  • réduire le coût de l’électrification des zones isolées ;
  • limiter les émissions de gaz à effet de serre ;
  • diminuer la dépendance aux énergies fossiles importées ;
  • garantir une alimentation électrique plus durable.

Le Sénégal fait partie des pays africains qui misent fortement sur les énergies renouvelables pour accélérer l’accès à l’électricité, en complément du développement du réseau national.

L’électricité comme moteur de développement économique

L’ambition du projet dépasse largement le simple raccordement des villages.

Selon les informations communiquées par l’ASER, environ 4 milliards FCFA, soit près de 5 % du financement global, seront consacrés au développement d’activités génératrices de revenus.

L’objectif est de permettre aux populations de transformer l’électricité en véritable levier de développement économique.

L’arrivée de l’électricité peut favoriser :

  • la création d’ateliers artisanaux ;
  • le développement de petites unités de transformation agricole ;
  • la conservation des produits alimentaires grâce au froid ;
  • l’amélioration des services de santé et d’éducation ;
  • l’émergence de nouveaux commerces.

Cette approche, appelée « usages productifs de l’électricité », est aujourd’hui considérée comme un élément essentiel de la réussite des programmes d’électrification rurale.

Une continuité du programme ASER300

Cette nouvelle phase s’inscrit dans le prolongement du programme ASER300, qui avait permis l’électrification de 300 villages grâce à des mini-réseaux solaires décentralisés.

Les résultats de cette première expérience ont encouragé les autorités sénégalaises à élargir le dispositif à un nombre beaucoup plus important de localités.

Le partenariat avec GAUFF Engineering, entreprise internationale spécialisée dans les infrastructures, doit permettre d’accélérer la réalisation des travaux et le déploiement des équipements.

Un levier pour atteindre l’accès universel à l’électricité

Depuis plusieurs années, le Sénégal affiche l’un des taux d’accès à l’électricité les plus élevés d’Afrique de l’Ouest.

Toutefois, des disparités subsistent entre les grandes villes et les zones rurales.

L’électrification de plus de 750 nouveaux villages constitue donc une étape importante vers l’objectif national d’accès universel à l’électricité.

En améliorant l’accès à une énergie fiable, le pays entend également renforcer son attractivité économique, améliorer les conditions de vie des populations rurales et soutenir la compétitivité de son agriculture.

Des retombées attendues sur plusieurs secteurs

L’arrivée de l’électricité transforme profondément la vie quotidienne des communautés.

Dans les zones concernées, les bénéfices attendus sont nombreux :

  • amélioration des soins dans les centres de santé ;
  • allongement du temps d’étude grâce à l’éclairage ;
  • développement des activités commerciales ;
  • création d’emplois locaux ;
  • valorisation des productions agricoles.

À terme, ces investissements devraient contribuer à freiner l’exode rural en créant davantage d’opportunités économiques dans les territoires.

Une transition énergétique qui devient aussi un projet de développement

Le projet ASER-GAUFF illustre une évolution importante des politiques énergétiques africaines.

L’électricité n’est plus seulement considérée comme un service public essentiel. Elle devient un véritable instrument de développement économique, de lutte contre la pauvreté et de création de valeur dans les territoires.

En combinant infrastructures, énergie renouvelable et soutien aux activités productives, le Sénégal cherche à construire un modèle où l’électrification contribue directement à la croissance locale.

Avec l’électrification programmée de 753 nouveaux villages et le déploiement de 183 mini-centrales solaires, le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’accès universel à l’électricité.

Au-delà des chiffres, ce projet traduit une vision plus large : utiliser l’énergie comme moteur du développement économique et de la transformation des territoires ruraux.

Si sa mise en œuvre respecte le calendrier prévu, cette deuxième phase du programme ASER-GAUFF pourrait devenir l’un des projets d’électrification rurale les plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, démontrant qu’une transition énergétique réussie est aussi une opportunité de développement inclusif.

La Rédaction

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