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Togo : Un partenariat brésilien pour moderniser l’agroalimentaire et renforcer la transformation locale.

Le Togo franchit une étape stratégique dans la modernisation de son secteur agroalimentaire avec la signature d’un partenariat avec l’Institut brésilien Daniel Franco, reconnu pour son expertise en agriculture et agro-industrie. La convention, signée fin février 2026 à Lomé, vise à établir un cadre de coopération technique et commerciale entre les deux pays.

Le ministre togolais de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, a salué l’accord comme une opportunité de renforcer la production nationale, d’améliorer la qualité des produits et d’ouvrir de nouveaux marchés pour les filières locales. L’Institut Daniel Franco apporte son expérience dans la sélection animale, la modernisation des pratiques agricoles et la valorisation des produits agroalimentaires adaptés aux climats tropicaux.


Une collaboration structurée autour de quatre axes principaux

Le partenariat prévoit un programme complet visant à transformer durablement la filière agroalimentaire togolaise :

  1. Transfert de compétences : organisation de formations, missions techniques et ateliers pratiques pour les acteurs agricoles locaux.
  2. Développement des filières : amélioration des pratiques culturales et d’élevage, renforcement de la productivité et de la qualité.
  3. Projets d’investissement : création de chaînes de valeur intégrées et accompagnement de l’industrialisation du secteur.
  4. Facilitation des échanges commerciaux : ouverture de débouchés pour les produits transformés et soutien à la commercialisation régionale et internationale.

L’ensemble de ces axes vise à assurer que les filières agroalimentaires togolaises deviennent plus compétitives, durables et créatrices d’emplois.


Une réponse aux défis nationaux

L’agriculture représente près de 70 % de l’emploi au Togo et constitue un pilier central du PIB. Le partenariat avec l’Institut brésilien répond à plusieurs défis :

  • Modernisation de la production pour répondre aux standards internationaux ;
  • Renforcement de la transformation locale, afin de capturer plus de valeur ajoutée sur place ;
  • Création d’emplois et développement économique, notamment dans les zones rurales ;
  • Sécurité alimentaire, en améliorant la disponibilité et la qualité des produits.

Selon les experts togolais, ce type de coopération Sud‑Sud constitue un levier efficace pour accélérer la transition agroalimentaire du pays.


Des retombées attendues sur le moyen terme

Au-delà du transfert de technologies, l’accord pourrait stimuler les investissements privés, renforcer la compétitivité des entreprises locales et améliorer la structuration des filières agricoles. Les producteurs togolais bénéficieront ainsi d’une meilleure formation, d’un accès à des pratiques plus productives et de débouchés commerciaux élargis.

Si les objectifs sont atteints, le Togo pourrait non seulement réduire sa dépendance aux importations, mais aussi devenir un exportateur reconnu de produits transformés à forte valeur ajoutée.


En signant ce partenariat, le Togo ne se contente pas de recevoir de l’expertise étrangère. Il pose les fondations d’une révolution agroalimentaire, où innovation, transformation et compétitivité se conjuguent pour structurer durablement le secteur. L’avenir dira si cette alliance avec le Brésil saura transformer les ambitions en résultats tangibles pour les producteurs et l’économie nationale.

La Rédaction

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