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Sénégal : Le pétrole entre dans le concret avec près de 4 millions de barils commercialisés en janvier 2026.

Un mois, quatre cargaisons, et un signal clair envoyé aux marchés. En janvier 2026, le Sénégal a franchi un nouveau cap dans son entrée dans le club des pays producteurs de pétrole, avec la commercialisation de près de 4 millions de barils issus du champ offshore de Sangomar.


Le Sénégal a commercialisé environ 3,8 à 4 millions de barils de pétrole brut au cours du seul mois de janvier 2026, selon les données publiées par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Ces volumes correspondent à quatre cargaisons de brut expédiées sur les marchés internationaux depuis le champ offshore de Sangomar, situé au large de Dakar.

Ce chiffre ne reflète pas uniquement la production, mais bien les volumes effectivement vendus, confirmant l’intégration rapide du pétrole sénégalais dans les circuits commerciaux mondiaux.


Sangomar, pilier de la montée en puissance pétrolière

Le champ de Sangomar constitue aujourd’hui le cœur de la production pétrolière sénégalaise. Exploité dans le cadre d’un partenariat associant l’État du Sénégal et des opérateurs internationaux, il est entré en phase opérationnelle avec des résultats qui dépassent progressivement les attentes initiales.

Depuis le début des opérations, plus de 56 millions de barils ont été produits, dont près de 56 millions déjà commercialisés, à travers plusieurs dizaines de cargaisons. Le mois de janvier 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique de production régulière et d’écoulement fluide du brut sénégalais.


Une demande internationale bien au rendez-vous

Le fait que l’essentiel du pétrole extrait en janvier ait été rapidement vendu souligne un élément clé : le brut sénégalais trouve preneur. Dans un contexte mondial marqué par des ajustements de l’offre et de la demande, le Sénégal parvient à positionner sa production sans difficulté majeure.

Cette capacité à écouler les volumes produits est déterminante pour la crédibilité du pays en tant que nouvel acteur pétrolier, mais aussi pour la sécurisation des recettes attendues par le budget de l’État.


Pétrole et gaz : une dynamique énergétique plus large

Au-delà du pétrole, janvier 2026 a également été marqué par des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) issues du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement avec la Mauritanie. Plusieurs cargaisons de GNL ont été exportées, confirmant la montée en régime progressive du pôle gazier sénégalo-mauritanien.

Cette double dynamique pétrole-gaz renforce la place du Sénégal comme nouvelle plateforme énergétique en Afrique de l’Ouest, avec des retombées attendues en matière de recettes, d’emplois et d’investissements.


Un enjeu central pour les finances publiques

La commercialisation de près de 4 millions de barils en un mois représente un enjeu budgétaire majeur. Les recettes issues du pétrole doivent contribuer :

  • au financement des politiques publiques,
  • à la réduction du déficit,
  • et à l’investissement dans les secteurs sociaux et productifs.

Mais ces perspectives positives s’accompagnent aussi de responsabilités : gouvernance des revenus, transparence, et gestion prudente des attentes économiques.


Entre promesse et vigilance

Si les volumes commercialisés en janvier confirment le potentiel pétrolier du Sénégal, ils rappellent également que la rente pétrolière n’est pas automatique. Sa transformation en développement durable dépendra de la qualité des choix économiques et budgétaires opérés dans les années à venir.


Avec près de 4 millions de barils commercialisés en janvier 2026, le Sénégal ne se contente plus de promettre du pétrole : il le vend, mois après mois. Reste désormais à réussir l’étape la plus délicate, celle où les barils quittent les tankers pour irriguer réellement l’économie nationale. Car dans l’histoire pétrolière, la production fait les titres, mais la gestion écrit le verdict.

La Rédaction

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