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Solaire en Afrique : Une croissance qui accélère et franchit de nouveaux caps.

Alors que le monde se bat contre le changement climatique, l’Afrique longtemps marginalisée dans les statistiques énergétiques globales s’affirme comme l’un des terrains les plus dynamiques pour l’énergie renouvelable. En 2025, l’augmentation des capacités solaires installées confirme une tendance durable : le continent transforme son formidable potentiel en puissance énergétique réactive.


20 GW et plus : le cap symbolique franchi en 2025

Les dernières publications des acteurs de l’industrie solaire montrent qu’à la fin de 2025, l’Afrique avait dépassé la barre des 20 GW de capacité photovoltaïque installée. Ce seuil, dépassé pour la première fois, traduit une mise en service constante de projets solaires à grande comme à petite échelle à travers le continent.

Cela ne se limite pas à quelques centrales pilotées par l’État ou des producteurs indépendants. Ce sont aussi des installations industrielles, des projets communautaires et des systèmes hors réseau qui contribuent à cette progression, signe que l’électrification solaire touche désormais différents segments de l’économie africaine.


Une augmentation des nouvelles installations bien au-delà des années précédentes

Les observateurs du marché s’accordent à dire que le rythme de croissance des installations solaires en 2025 a été nettement supérieur à celui des années précédentes. Alors que seulement quelques gigawatts étaient ajoutés chaque année il y a encore cinq ans, la dynamique actuelle est marquée par des dizaines de projets en construction ou en service, Totalisant des installations massives sur les réseaux nationaux ou en systèmes distribués.

Cette accélération n’est pas fortuite. Elle est portée par plusieurs facteurs conjugués :

  • La baisse continue des coûts des panneaux photovoltaïques et du stockage ;
  • L’appétit croissant des investisseurs publics et privés pour les actifs verts ;
  • et l’émergence de cadres réglementaires plus favorables dans plusieurs pays africains, notamment ceux signataires de l’Accord de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (AfCFTA) qui encouragent l’intégration des marchés électriques.

Diversification géographique : au-delà des pôles traditionnels

Traditionnellement, ce sont des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte ou le Maroc qui concentraient l’essentiel des capacités solaires installées sur le continent. Mais la tendance est en train de changer :

  • des marchés émergent avec force, comme la Namibie, qui voit des projets solaires de grande échelle sortir de terre ;
  • d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est accélèrent leurs plans d’électrification solaire, combinant infrastructures centralisées et solutions décentralisées ;
  • enfin, des pays à ressources modestes en hydrocarbures misent sur le solaire comme levier d’indépendance énergétique et de création de valeur ajoutée locale.

Ce phénomène atteste que le solaire africain n’est plus limité à quelques parcs isolés, mais devient un moteur d’intégration sectorielle et de stimulation industrielle régionale.


Solaire et inclusion : quand l’énergie électrifie les économies

L’expansion du solaire ne se résume pas à des chiffres ou à des capacités. Elle a un impact direct sur des aspects cruciaux du développement :

  • Accès à l’électricité : les zones rurales et périurbaines, longtemps exclues du réseau principal, voient leurs taux d’électrification progresser grâce aux systèmes solaires hors réseau.
  • Productivité économique : ateliers, petites industries et commerces tirent parti de l’énergie fiable pour accroître leur activité.
  • Éducation et santé : écoles et centres de soins peuvent désormais fonctionner plus longtemps et de manière plus fiable, réduisant les interruptions dues aux pannes du réseau thermique.
  • Réduction des coûts énergétiques : pour les ménages comme pour les entreprises, le solaire devient une réponse compétitive aux factures d’électricité souvent élevées.

Ce lien entre énergie solaire et inclusion socio-économique est une des dimensions les plus prometteuses de la transition énergétique africaine.


Solaire et climat : une contribution durable

À l’heure où les négociations climatiques évoquent la neutralité carbone et les engagements de réduction d’émissions, le solaire africain joue un rôle crucial. L’électricité propre générée en Afrique aide les pays à :

  • réduire leur dépendance aux générateurs thermiques polluants,
  • diminuer les émissions de CO₂ liées à la production d’électricité,
  • et participer aux objectifs de développement durable (ODD) liés à l’énergie propre et à l’action climatique.

Même si l’Afrique reste responsable d’une petite part des émissions mondiales, ses efforts en matière de solaire ouvrent une voie dont pourront suivre d’autres régions émergentes.


La progression des installations solaires en Afrique en 2025 dépasse la simple statistique technique. Elle symbolise une montée en puissance d’un continent qui se réapproprie ses ressources renouvelables, qui attire des investissements et qui invente de nouvelles manières de produire, distribuer et consommer l’énergie. L’Afrique n’est plus seulement fertile en énergie solaire ; elle est désormais un laboratoire d’innovation, un moteur d’inclusion et, surtout, un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale.

La Rédaction

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