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Mine d’or de Kobada : Le Mali donne son feu vert à un projet stratégique à fort potentiel.

Après des années d’attente, le projet aurifère de Kobada entre enfin dans sa phase concrète. En autorisant officiellement la construction de cette mine située dans le sud-ouest du pays, l’État malien envoie un signal clair aux investisseurs et réaffirme la place centrale du secteur minier dans sa stratégie de développement.


Un feu vert gouvernemental très attendu

Le Conseil des ministres du 28 janvier 2026 a marqué un tournant pour le secteur minier malien. Les autorités ont autorisé le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada au profit de la société Mines de Kobada SA, ouvrant formellement la voie au lancement des travaux de construction du projet.

Cette décision met fin à une longue phase d’attente réglementaire et consacre la relance effective d’un projet considéré comme l’un des plus prometteurs du portefeuille aurifère national.


Kobada, un projet aurifère à fort rendement

Située dans le cercle de Kangaba, région de Koulikoro, la future mine de Kobada repose sur un gisement dont les études de faisabilité ont confirmé la solidité économique.

Selon les données publiées par les promoteurs du projet, la mine pourrait produire environ 162 000 onces d’or par an, pour une durée de vie estimée à un peu plus de neuf ans.

À ce niveau de production, Kobada viendrait renforcer la position du Mali parmi les principaux producteurs d’or en Afrique, dans un contexte de prix internationaux durablement élevés.


Un cadre juridique aligné sur le nouveau Code minier

Le projet s’inscrit pleinement dans le nouveau Code minier adopté par le Mali en 2023, qui redéfinit les règles de partage de la rente minière et renforce la participation de l’État.

Une convention minière signée en mars 2025 entre l’État malien et la société australienne Toubani Resources prévoit notamment :

  • une participation de l’État pouvant atteindre 35 % dans le capital du projet,
  • l’ouverture du capital à des investisseurs nationaux,
  • et un encadrement fiscal conforme aux nouvelles orientations souverainistes du pays.

Ce cadre vise à maximiser les retombées économiques locales tout en maintenant l’attractivité du projet pour les investisseurs étrangers.


Des autorisations environnementales déjà obtenues

Avant le feu vert gouvernemental, le projet avait franchi une étape clé : l’approbation de l’étude d’impact environnemental et social, intervenue en octobre 2025 après consultations publiques et ajustements techniques.

Cette validation environnementale constituait un préalable indispensable au démarrage de la construction, désormais juridiquement sécurisé.


Un investissement lourd, mais structurant

La phase de construction de la mine de Kobada nécessitera un investissement estimé à environ 216 millions de dollars. Le promoteur du projet travaille à la mobilisation de ce financement à travers des mécanismes de financement structurés, dans un contexte jugé favorable par la vigueur actuelle des cours de l’or.

Au-delà de l’investissement initial, les autorités misent sur :

  • la création d’emplois directs et indirects,
  • l’augmentation des recettes fiscales et parafiscales,
  • et un effet d’entraînement sur l’économie locale de la région de Kangaba.

Un signal fort envoyé aux investisseurs

L’autorisation de la construction de la mine de Kobada dépasse le simple cadre d’un projet minier. Elle constitue un message politique et économique : le Mali entend poursuivre l’exploitation de ses ressources stratégiques dans un cadre plus souverain, mais juridiquement balisé.

Dans un environnement régional parfois perçu comme incertain, cette décision montre que les projets structurants, conformes au droit et économiquement viables, peuvent avancer.


Avec Kobada, le Mali ne creuse pas seulement une nouvelle mine : il creuse une voie. Celle d’un secteur minier où l’État entend peser davantage, sans fermer la porte aux capitaux. Reste désormais à transformer ce potentiel aurifère en richesse durable car l’or brille surtout quand il éclaire l’économie réelle.

La Rédaction

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