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Énergie : Au Burkina Faso, l’émirati Mark Cables injecte 200 MW pour desserrer l’étau électrique.

Face à une demande énergétique en forte croissance et à une dépendance structurelle aux importations d’électricité, le Burkina Faso enregistre un tournant stratégique. Le groupe émirati Mark Cables annonce la mise en service d’une centrale thermique de 200 mégawatts, un projet d’envergure destiné à renforcer rapidement la capacité nationale de production et à stabiliser le réseau électrique.


Un projet d’urgence dans un pays sous tension énergétique

L’électricité demeure l’un des principaux goulots d’étranglement de l’économie burkinabè. Avec un taux d’accès encore limité et des délestages fréquents, la faiblesse de l’offre énergétique pèse lourdement sur l’activité industrielle, les services et la compétitivité globale du pays.

C’est dans ce contexte que Mark Cables FZE, groupe industriel basé aux Émirats arabes unis, a annoncé le développement d’une centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso. L’infrastructure, évaluée à environ 180 millions d’euros, vise à apporter une réponse rapide à un déficit énergétique devenu structurel.


200 MW supplémentaires pour renforcer la production nationale

Avec une capacité installée de 200 mégawatts, la centrale constitue l’un des projets thermiques privés les plus significatifs du pays ces dernières années. Elle permettra d’augmenter sensiblement la production domestique d’électricité, dans un système encore largement dépendant des importations en provenance des pays côtiers de la sous-région.

Pour les autorités burkinabè et la Société nationale d’électricité (SONABEL), l’enjeu est clair : sécuriser l’approvisionnement, réduire la vulnérabilité aux chocs externes et améliorer la continuité du service, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises.


Mark Cables, un nouvel acteur énergétique en Afrique de l’Ouest

Encore peu connu du grand public africain, Mark Cables s’impose progressivement comme un acteur des infrastructures énergétiques sur le continent. Le groupe met en avant sa capacité à mobiliser rapidement des financements privés et à exécuter des projets dans des délais courts, un atout majeur dans des environnements marqués par l’urgence énergétique.

Au Burkina Faso, le projet s’inscrit dans une logique de partenariat direct avec l’État, illustrant la montée en puissance des investisseurs du Golfe dans les secteurs stratégiques africains, notamment l’énergie et les infrastructures.


Une dimension régionale via le marché ouest-africain de l’électricité

Au-delà de son impact national, la centrale s’inscrit dans le cadre du Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest-Africain (WAPP), le marché régional de l’électricité qui regroupe plusieurs pays de la CEDEAO.

Cette intégration ouvre la voie, à moyen terme, à des échanges transfrontaliers d’électricité, contribuant à l’équilibrage des réseaux et à une meilleure sécurité énergétique régionale. Elle renforce également l’attractivité du Burkina Faso comme plateforme énergétique émergente dans l’hinterland ouest-africain.


Entre solution immédiate et défis de long terme

Si la centrale thermique de 200 MW apporte un soulagement immédiat, elle ne règle pas à elle seule les défis structurels du secteur. La question du coût de production, de la durabilité environnementale et de la diversification du mix énergétique reste centrale.

Le Burkina Faso poursuit parallèlement ses ambitions dans le solaire et les énergies renouvelables, appelées à jouer un rôle clé dans la transition énergétique. À court terme toutefois, le thermique demeure un outil de stabilisation indispensable pour soutenir l’activité économique et absorber la croissance de la demande.


Avec l’entrée en scène de Mark Cables et l’ajout de 200 MW à son parc électrique, le Burkina Faso envoie un signal clair : l’urgence énergétique appelle des réponses pragmatiques et rapides. Cette centrale thermique ne constitue pas une fin en soi, mais elle offre au pays un répit stratégique, essentiel pour relancer l’économie, sécuriser l’approvisionnement et préparer, dans de meilleures conditions, la transition vers un mix énergétique plus durable.

La Rédaction

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