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BRVM : Une séance sous le signe des arbitrages.

Entre prises de bénéfices bancaires et réveil de certaines valeurs industrielles, la Bourse régionale débute l’année sans emballement mais avec des signaux à décrypter.

Une séance sans euphorie, mais loin d’être figée

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a bouclé la séance de cotation du jeudi 8 janvier 2026 dans un climat de prudence active. Pas de choc macroéconomique, pas d’annonce majeure, mais un marché qui ajuste ses positions, valeur par valeur, secteur par secteur.

Dans ce début d’année traditionnellement marqué par des rééquilibrages de portefeuilles, les investisseurs ont alterné prises de bénéfices et repositionnements opportunistes, donnant lieu à une séance contrastée mais animée.

Des hausses ciblées, surtout hors du bancaire

Plusieurs titres ont tiré leur épingle du jeu, notamment en dehors du secteur financier, confirmant l’intérêt persistant pour certaines valeurs industrielles et de services.

Parmi les meilleures performances de la séance figurent :

  • NEIC, qui s’est distinguée avec une progression de plus de 7 %, signant l’une des plus fortes hausses du jour.
  • FTSC, également en hausse de plus de 7 %, portée par un regain d’intérêt spéculatif.
  • CFAC (Société Ivoirienne de Câbles), en progression notable, confirmant son attractivité auprès des investisseurs à la recherche de valeurs industrielles.
  • Eviosys Packaging SIEM (ETIT), dont la hausse s’inscrit dans la continuité de sa reprise de cotation, observée avec attention par le marché.
  • SLBC et TTLS, qui ont également enregistré des gains solides, illustrant une séance favorable aux valeurs de second rang.

Ces progressions traduisent une stratégie claire : en ce début d’exercice, une partie des investisseurs semble privilégier des titres offrant un potentiel de rattrapage ou une meilleure visibilité opérationnelle à court terme.

Le secteur bancaire sous pression

À l’inverse, la séance a été plus délicate pour plusieurs valeurs bancaires, pourtant piliers historiques de la cote régionale.

Société Générale Côte d’Ivoire (SGBCI) a signé l’un des replis les plus marqués de la séance, avec une baisse supérieure à 3 %. D’autres établissements financiers, comme Bank of Africa Bénin (BOAB) ou BNBC, ont également terminé dans le rouge, bien que de manière plus modérée.

Ce mouvement s’apparente davantage à une correction technique qu’à une remise en cause des fondamentaux du secteur. Après de bonnes performances en fin d’année 2025, certains investisseurs ont visiblement choisi de sécuriser leurs gains, dans l’attente de nouvelles publications financières.

Volumes et comportement du marché

Les échanges sont restés corrects sans être exceptionnels, un schéma classique pour une séance de début janvier. Le marché n’a pas manqué de liquidité, mais l’absence de catalyseur majeur a limité les prises de position massives.

Cette configuration confirme une BRVM stable mais sélective, où la performance ne se joue plus au niveau global, mais dans la capacité des entreprises à convaincre par leurs perspectives et leur solidité financière.

Une bourse en mode observation

La séance du 8 janvier 2026 illustre une réalité désormais bien ancrée à la BRVM : le marché devient plus mature, plus exigeant, moins enclin aux mouvements uniformes. Les investisseurs observent, arbitrent et attendent.

À l’horizon se profilent les résultats annuels 2025, véritables juges de paix pour de nombreuses valeurs. D’ici là, la prudence restera probablement le mot d’ordre.

Ni euphorique, ni fébrile, la BRVM entame 2026 comme un marché qui a appris à respirer : calmement, mais avec attention. Et dans cette respiration, chaque valeur devra désormais justifier sa place.

La Rédaction

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