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Sénégal : La production pétrolière explose en 2025, plus de 36 millions de barils produits.

Le Sénégal a enregistré une année 2025 exceptionnelle dans le secteur des hydrocarbures, avec une production de pétrole brut estimée à 36,1 millions de barils, bien au-delà des objectifs initiaux. Selon les chiffres publiés cette semaine par le ministère sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, cette performance historique marque un tournant dans l’intégration du pays au club des producteurs pétroliers africains.


Des prévisions largement dépassées

Au départ, l’État sénégalais avait prévu une production d’environ 30,53 millions de barils pour 2025, selon les projections communiquées avant le début de l’année. Ce chiffre, basé sur une production régulière de l’ordre de 100 000 barils par jour, avait déjà été révisé à la hausse à 34,7 millions de barils au milieu de l’année, en raison de la bonne performance des réservoirs.

À la clôture de l’exercice, le total final s’établit à 36,1 millions de barils de pétrole brut, soit un dépassement significatif des premières estimations. Cette dynamique confirme que le champ pétrolier offshore de Sangomar situé à environ 100 km au sud de Dakar et exploité par Woodside Energy répond parfaitement aux attentes techniques et commerciales.


Décembre 2025 : un mois clé pour les exportations

Le ministère a indiqué que trois cargaisons de pétrole brut issues du champ de Sangomar ont été expédiées et commercialisées sur le marché international au mois de décembre 2025, totalisant un volume de 2,94 millions de barils. Ce volume mensuel reflète une montée en puissance continue des opérations, en particulier en fin d’année.

Les recettes associées à ces exportations alimentent non seulement les coffres publics, mais aussi la balance commerciale du Sénégal, renforçant sa position comme pays émergent dans la production pétrolière offshore.


Gaz naturel : le pendant énergétique qui monte en régime

Parallèlement à l’or noir, le Sénégal enregistre aussi un record de production de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment via le projet Grande Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement avec la Mauritanie. Trois cargaisons de GNL ont été exportées en décembre 2025, représentant un volume total de 0,5 million de mètres cubes, indiquant que le pays se développe aussi comme acteur dans le secteur gazier.

Cette dynamique énergétique intégrée, pétrole et gaz, place le Sénégal sur la carte des fournisseurs significatifs d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest.


Un rôle stratégique consolidé dans l’économie africaine

Avec ces résultats 2025, le Sénégal franchit un cap important dans sa trajectoire énergétique. Dès juin 2024, le champ pétrolier de Sangomar avait produit ses premiers barils de brut, marquant l’entrée effective du pays dans le club des nations exportatrices de pétrole. En moins de deux années d’exploitation, les volumes extraits ont transformé le profil énergétique et économique du Sénégal.

L’impact de ces performances ne se limite pas à l’écosystème pétrolier. Le pays attire davantage les investissements étrangers, améliore sa capacité d’exportation et se donne les moyens de renforcer sa sécurité énergétique.


L’année 2025 restera comme une année de bascule pour le Sénégal : d’observateur timide à producteur énergique, le pays a démontré que ses ressources offshore peuvent être exploitées à grande échelle, avec efficacité et profitabilité. Mais derrière les millions de barils produits, s’ouvrent de nouveaux défis : ceux de la gestion durable des revenus du pétrole, de l’intégration des populations locales aux retombées économiques et de la protection de l’environnement. Si le Sénégal veut faire de son pétrole un ciment solide pour son développement, il devra maintenant traduire ces succès techniques en progrès sociaux et infrastructures durables.

La Rédaction

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